Cédric Prizzon, soupçonné d'avoir tué sa conjointe ainsi que son ex-compagne, a récemment fait l'objet d'une décision surprenante de la part des tribunaux portugais. Alors qu'il a été arrêté le 25 mars dernier, un tribunal de Coimbra a formellement refusé sa remise à la France, invoquant le fait que les crimes présumés ont été en grande partie perpétrés sur le territoire portugais. Selon l'AFP, ce refus repose également sur l'existence d'une procédure judiciaire déjà engagée au Portugal contre l'individu de 42 ans.
Les faits remontent à un moment tragique ; les corps des deux femmes, Audrey Cavalié, 40 ans, et Angela Legobien, 26 ans, ont été découverts dans un endroit reculé de la région de Bragança, situé à 100 kilomètres de l'endroit où Prizzon a été arrêté. Ancien policier et joueur de rugby, Prizzon avait été interpellé lors d'un contrôle routier, après une opération menée dans le cadre d'une enquête plus large, déclenchée suite à la disparition inquiétante des deux victimes.
Les mères des victimes ont exprimé leur frustration face à ce déni d'extradition. Elsa Cazor, avocate de la mère d'Angela, a déclaré : « Les autorités portugaises ne fournissent aucune information, ni l'accès au dossier. C'est un droit fondamental pour une partie civile. » De leur côté, les avocats français, après avoir émis un mandat d'arrêt européen, espèrent encore que la situation évolue, bien que les premières décisions judiciaires semblent bloquer cet espoir.
Cette affaire met en lumière la complexité des relations judiciaires entre la France et le Portugal, d'autant plus que des experts s'interrogent sur la capacité des deux systèmes à coopérer efficacement dans des affaires aussi délicates. Pour l'instant, Cédric Prizzon sera donc poursuivi au Portugal, laissant les familles en quête de justice dans un flou insupportable.







