Depuis le 1er mai, la Charente-Maritime s'aligne sur les Landes, le Lot-et-Garonne et le Pas-de-Calais, en imposant la suspension du permis de conduire pour usage illicite du téléphone au volant. Ces nouvelles mesures ont déjà permis de relever 77 infractions en une semaine, entraînant 14 suspensions de permis. Alors qu'un week-end prolongé approche, les forces de l'ordre redoublent d'efforts pour faire respecter cette réglementation.
Le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, a lancé la campagne de sécurité routière intitulée "Arrêtons le massacre". "Nous ciblons actuellement les récidivistes, ceux qui ont déjà été interceptés pour les mêmes raisons. Cependant, l'objectif est d'état de prendre des mesures plus générales et de s'assurer que les procédures administratives soient efficaces," a-t-il expliqué.
Lors d'un contrôle sur l'aire de covoiturage d'Usseau à Sainte-Soulle, un jeune homme a avoué utiliser son téléphone en conduisant. "J'aurais pu avoir un accident", a-t-il confessé, ajoutant qu'il n'était pas au courant de cette nouvelle réglementation. Cependant, il voit cette manière de faire comme une "leçon" pour mieux se désintoxiquer de son téléphone.
Raphaël, un gendarme participant à ces contrôles, a détaillé le fonctionnement des opérations : "Les motards de la BMO de La Rochelle et de Marennes surveillent les routes à l'aide de jumelles. Lorsqu'ils constatent un conducteur utilisant son téléphone, celui-ci est ramené sur l'aire d'autoroute pour un contrôle. La sanction peut aller jusqu'à 6 mois de suspension". En plus de la suspension, les conducteurs s'exposent à une amende de 135 euros et perdent trois points sur leur permis.
Des discussions avec les automobilistes révèlent des malentendus courants : "Beaucoup pensent qu'utiliser le GPS n'est pas problématique, mais toute utilisation du téléphone en conduisant est considérée comme une infraction," a précisé le gendarme. L'objectif est d'instaurer une prise de conscience collective face à ce fléau. L'an dernier, 45 personnes ont tragiquement perdu la vie sur les routes de Charente-Maritime, affirmant ainsi l'urgence des nouvelles mesures.







