Pour sécuriser le paiement des loyers, de nombreux propriétaires demandent un garant. Mais cette responsabilité ne doit pas être prise à la légère. Voici cinq conseils pratiques à considérer avant de signer.
Évaluer ses capacités financières
S'engager comme garant pour un loyer ne doit pas être une simple formalité. Vous pourriez être amené à couvrir les loyers et charges si le locataire fait défaut. Avant de prendre cette décision, vérifiez si votre situation financière vous permet d'ajouter cette charge, même si vous avez confiance en la personne que vous soutenez.
Limiter le montant de l'engagement
Conformément à l'article 2297 du code civil, vous devez spécifier le montant maximal de votre engagement dans l'acte de caution. Bien que la loi ne fixe pas de montant précis, il est conseillé de calculer ce total en fonction du loyer et des charges sur la durée du bail. Par exemple, pour un loyer de 500 € avec 50 € de charges sur trois ans, cela représentera un engagement de 19 800 € (550 x 12 x 3).
Clarifier la portée de l'engagement
Contrairement aux anciennes réglementations, vous n'avez plus besoin de recopier une clause manuscrite complexe. Cependant, il est crucial d'indiquer de manière claire et précise la nature de votre engagement, notamment si celui-ci est solidaire. Si tel est le cas, le bailleur peut vous solliciter directement en cas de défaut de paiement sans avoir à poursuivre le locataire au préalable. À l'inverse, un engagement non solidaire exige des démarches préalables contre le locataire.
Désigner le locataire en cas de colocation
Pour éviter de prolonger votre engagement au-delà du départ du locataire cautionné, il est prudent de désigner ce dernier, même si vous vous engagez solidairement. Cela vous libérera de ces responsabilités dès qu'un nouveau locataire entre dans les lieux, ou au plus tard dans un délai de six mois après l'avis de départ.







