Jean-Pierre Rivère, le président de l’OGC Nice, annonce officiellement sa décision de ne pas figurer sur la liste d’Eric Ciotti pour les prochaines élections municipales. Bien qu'il ait initialement prévu de devenir premier adjoint, des questions juridiques ont conduit à ce revirement. Reste-t-il cependant engagé aux côtés de Ciotti, candidat UDR-RN, en prenant la co-présidence de son comité de soutien, et envisage une position de conseiller spécial en cas d’élection, selon son équipe annoncée ce lundi 19 janvier.
Âgé de 68 ans et fort d’une expérience dans l’immobilier, Rivère fait face à des critiques provenant du camp rival de Christian Estrosi (Horizons). Ce dernier a soulevé des doutes quant à un possible conflit d'intérêt, indiquant que sa récente réintégration à la présidence de l'OGC Nice pourrait influencer sa candidature. En effet, la loi électorale interdit aux « entrepreneurs de services municipaux » d’être élus si leur contrat avec la commune est actif moins de six mois avant le scrutin.
Des experts politiques, comme Pierre Favre, analyste politique et professeur à l’Université de Nice, estiment que cette décision renforce la transparence et souligne la prise de conscience de Rivère sur les enjeux moraux qui l'entourent. Selon Favre, “la carrière de Rivère a été marquée par des controverses, mais sa décision de se retirer peut être interprétée comme un acte de responsabilité”.
Dans un communiqué, l’équipe de Ciotti a réagi à cette agitation, qualifiant les accusations de « manœuvres désespérées » par ceux qui voient la campagne leur échapper. Malgré les rumeurs d'un risque juridique, ils affirment que Rivère a préféré éviter toute incertitude. Ce revirement met également en lumière les tensions croissantes au sein du paysage politique niçois, où les stratégies se redéfinissent à l'approche des élections de juin 2026.
Avec la candidature de Rivère désormais écartée, les yeux sont rivés sur d'autres figures potentielles du football ou du monde politique qui pourraient embrasser la scène locale. Un exemple notable est celui de Mohed Altrad, président de Montpellier Rugby, qui a récemment annoncé son intention de briguer la mairie de sa ville. Contrairement à Rivère, Altrad navigue sans les contraintes que pourrait engendrer une présidence d’association fortement liée à la municipalité. Cette situation soulève la question de la nécessité de revisiter le cadre réglementaire encadrant les candidatures des entrepreneurs dans le contexte politique local.







