Le domaine agricole L’Hort del Gal, conduit par Michel et Sandrine Vicq, a été gravement impacté par la récente inondation causée par l’Orb. Dans cette région de Béziers, quatre des cinq serres ont été inondées, ensevelissant les légumes sous une épaisse couche de limon. Même si les maraîchers considèrent cet événement comme une "petite crue", ils sont conscients que le nettoyage exige un travail acharné et une vigilance inébranlable.
Dimanche, l'Orb, monté en crue, a submergé les plaines environnantes, atteignant presque le portail d'entrée de la propriété. La décrue a laissé un paysage désolant, transformant les serres en zones impraticables. Michel et Sandrine, experts en agriculture depuis plus d'une décennie, ont désormais fermé leur domaine pour préserver leur production.
"Nous avons eu de la chance car certains légumes, comme les choux et les légumes racines, avaient eu le temps de s'enraciner avant la crue", expliquent-ils. Les impacts auraient pu être bien plus dévastateurs si des cultures plus délicates avaient été exposées. En parallèle, les serres, où poussent fraises, salades et épinards, ont subi des dégâts importants aux cultures fragiles.
Impact sur l’agriculture locale
La situation imposée par cette crue a incité les Vicq à se réinventer au fil des ans. D’un début consacré à la vigne, ils ont élargi leur activité à des vergers et des légumes, tout en montant un système de vente directe au public. "Nous ne comptons que sur nous pour faire face aux aléas", souligne Michel," car les assurances sont rarement d'une aide suffisante en raison de leur coût élevé".
Pour les maraîchers de la région, chaque période de crue est un rappel brutal des défis auxquels ils doivent faire face. "Nous sommes en attente de mauvais temps, car le manque de soleil et le peu de vent compliquent encore la situation", avertit Sandrine, évoquant les prévisions météorologiques peu prometteuses. Selon les experts du climat en France, ces événements extrêmes deviennent de plus en plus fréquents, appelant à une adaptation urgente dans le domaine agricole.
Pour l'avenir, Michel et Sandrine souhaitent acquérir des terres situées en dehors des zones inondables, mais le marché reste difficile. "Nous sommes en permanence à la recherche de solutions", confirme Sandrine, invitant les propriétaires à se manifester. Ces temps difficiles mettent en lumière l’importance de la résilience et de l’adaptabilité dans le secteur agricole.







