La Commission européenne a annoncé que la proposition de loi pour interdire les substances per- et polyfluoroalkylées, connues sous le nom de PFAS, ne sera pas examinée avant la fin de l'année 2026. Jessika Roswall, la commissaire chargée de l'environnement, a déclaré que bien que le sujet soit une priorité, le calendrier demeure flou. La Commission attend notamment deux avis cruciaux de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) sur l'évaluation des risques associés aux PFAS et l'impact socio-économique d'une interdiction prévue pour 2026.
Les PFAS se retrouvent dans une multitude de produits de consommation courante, de l'emballage alimentaire aux vêtements, en passant par les dispositifs médicaux. Ces « polluants éternels » ont suscité des inquiétudes croissantes en raison de leurs effets sur la santé, tels que l'augmentation du cholestérol et des risques accrus de cancers, de troubles de la fertilité et de complications sur le développement des fœtus.
Bien que l'UE envisage une interdiction, certaines exceptions seront maintenues, notamment dans des secteurs stratégiques tels que la médecine, où l'absence d'alternatives durables pourrait justifier leur utilisation, selon les déclarations de Roswall.
En France, des mesures ont déjà été prises. Depuis le 1er janvier, une loi interdit formellement plusieurs types de PFAS dans des produits de consommation courante, comprenant les vêtements et les cosmétiques. Des dérogations sont toutefois prévues pour les textiles spécifiques liés à la sécurité publique et à l'industrie.
Face à cette situation, de nombreux pays européens, dont la France, appellent à une action plus rapide de la Commission pour protéger la santé publique. Cette lenteur dans la prise de décision suscite des critiques tant au sein des États membres qu'auprès des mouvements écologistes, qui souhaitent une réponse immédiate à des enjeux de santé publique urgents.







