En Iran, le climat d'incertitude s'intensifie alors que le PDG d'Irancell, l'un des principaux opérateurs de télécommunications, a été démis de ses fonctions après avoir refusé de suivre les ordres du régime concernant la coupure d'internet. Selon une information rapportée par l'agence de presse Fars, cette décision a été prise après que Alireza Rafieï ait exercé son droit à la liberté d'expression face à un système de plus en plus répressif.
Le 8 janvier, l'Iran a connu une coupure d'internet sans précédent, alors que les manifestations antigouvernementales semultipliaient, alimentées par un marasme économique aggravé. Ces manifestations, qui avaient commencé en réaction à des difficultés économiques, ont été réprimées dans un climat de violence. La réalité de ces événements a été largement couverte par des sources comme France 24, qui ont souligné la brutalité de la répression.
Malgré cette situation, Rafieï a prôné un accès inclusif à internet, ce qui lui a coûté son poste après un an à la tête d'Irancell. L'agence de presse Fars a rapporté : "Irancell aurait désobéi aux ordres des instances décisionnelles concernant la restriction de l'accès à Internet en temps de crise".
Les autorités iraniennes ont cependant annoncé une intention de rétablir progressivement l'accès à certains sites internet. Dimanche, à Téhéran, des journalistes de l'AFP ont pu accéder à l'internet mondial, même si des restrictions demeurent pour la majorité des fournisseurs d'accès. "C'est un pas, mais il reste beaucoup à faire pour restaurer la liberté d'expression", a déclaré un expert sur la question au micro de Radio France Internationale.
Le limogeage de Rafieï souève des préoccupations quant à la liberté des entreprises publiques d'opérer sans pression politique, alors que l'Iran s'efforce d'adopter un discours plus favorable face à la communauté internationale. La situation est préoccupante, et il est évident que le pays se trouve à un carrefour.







