Dans le cadre des élections municipales de 2026, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à la Mairie de Paris, met la sécurité au cœur de son programme. Il prévoit le déploiement de 30 kiosques mobiles de police municipale, inspirés des célèbres kôban japonais, qui seront répartis sur tout le territoire parisien. Ces structures, fonctionnant 24 heures sur 24 avec une équipe de cinq à six agents chacune, seront positionnées dans les zones les plus sensibles de la capitale.
« La présence policière visible sur le terrain ne résout pas tous les problèmes, mais elle est essentielle pour lutter contre la délinquance », a déclaré Grégoire. Le premier kiosque devrait voir le jour près de la porte de Clignancourt, une zone notoire pour ses activités illicites. Ce dispositif intervient dans un contexte où le site Parisien a signalé une montée des tensions liées aux trafics dans cette région.
Repenser l’espace public : un impératif
En visitant la zone, Grégoire souligne le besoin urgent de repenser l'occupation de l'espace public. « Le lieu est un point de passage majeur, mais aussi un hub pour diverses activités criminelles, y compris la contrebande et la vente de drogues », a-t-il ajouté, en promettant des initiatives pour reconfigurer cet environnement. Cette approche s'inscrit dans un cadre plus large de sécurité qui inclut la proposition de 1.000 recrues supplémentaires au sein de la police municipale.
Par ailleurs, Grégoire se dit fermement opposé à l’utilisation d’armes létales par la police municipale, estimant qu'aucune des missions actuelles ne justifie une telle mesure. Cependant, il n'exclut pas l'armement de certains agents, comme ceux de la brigade de nuit, avec des pistolets à impulsion électrique, soulevant ainsi un débat sur la sécurité publique. Un référendum pourrait être organisé pour obtenir l’avis des Parisiens sur cette même question.
Une réponse globale à l'insécurité
En plus du déploiement des kiosques, le candidat souhaite mettre en place un dispositif d'alerte innovant sur les abribus ainsi qu’un éclairage public renforcé, visant à rassurer particulièrement les femmes dans les quartiers populaires. Des mesures telles que la vidéo-protection accrue dans les zones sensibles et des patrouilles ciblées devraient également être instaurées pour combattre les comportements inciviques. Les experts en sécurité s’accordent à dire que ces initiatives peuvent avoir un impact positif, comme l’a rapporté Franceinfo sur l’importance d’une présence policière accrue.
En résumé, le projet d'Emmanuel Grégoire vise à associer visibilité policière et prévention contre la délinquance pour faire de Paris une ville plus sûre. Le succès de cette initiative dépendra sans doute de la réceptivité des citoyens et de l'implication de l’État dans la sécurisation des quartiers sensibles.







