Le 12 janvier, lors d'une session au Conseil de sécurité de l'ONU, les États-Unis ont exprimé leur préoccupation face à l'utilisation par la Russie de son missile balistique de nouvelle génération, l'Orechnik, en Ukraine. Cette action a été qualifiée d'« escalade dangereuse et inexplicable » par l'ambassadrice américaine adjointe, Tammy Bruce.
Ce missile, qui a récemment touché une zone près de la frontière polonaise, suscite des craintes concernant la sécurité régionale et internationale. « Les attaques continuent d'augmenter, malgré les efforts déployés pour trouver une solution pacifique », a-t-elle déclaré, soulignant que le président Poutine semble mal évaluer la détermination des alliés de l'Ukraine.
James Kariuki, ambassadeur britannique par intérim, a lui aussi dénoncé cette vise et son potentiel danger en termes d'escalade du conflit. Les bombardements intensifiés ont déjà provoqué des coupures de chauffage touchant près de 6000 habitants à Kiev, alors que les températures chutent à des niveaux glacials, entre -7 et -15°C.
D'autres pays, comme la Lettonie, ont également pointé du doigt le caractère « barbare » des attaques, particulièrement en plein hiver. « Plus nous nous rapprochons d'une paix durable, plus la Russie intensifie ses actions », a déclaré l'ambassadrice lettonne Sanita Pavluta-Deslandes, suggérant que Moscou pourrait chercher à tester la résilience internationale.
Les États-Unis, tout en continuant d'appeler à la paix, affirment que les actions de Moscou risquent d'entraver tout espoir d'accord. Comme l'indique une analyse récente de Le Monde, ce contexte d'escalade rappelle les tensions de la Guerre froide, où chaque mouvement militaire était scruté et souvent mal interprété, évoquant ainsi un paradoxe de la diplomatie moderne.
Alors que le mois de janvier s'installe, la situation ukrainienne continue d'évoluer de manière inquiétante, ajoutant une couche de complexité aux conflits géopolitiques actuels.







