L'ancien président Barack Obama a exprimé son indignation face à la diffusion d'une vidéo raciste par Donald Trump, ainsi que sur les opérations anti-immigration menées à Minneapolis, qu'il décrit comme des dérives inquiétantes et autoritaires. Dans une récente interview, Obama a dénoncé ce qu'il considère comme un "spectacle de clowns" révélé par la classe politique américaine, mettant en lumière la dégradation du discours politique.
La vidéo en question a été largement critiquée pour son contenu raciste, représentant Barack et Michelle Obama sur des corps de singes. Cette publication, relayée sur le réseau Truth Social de Trump, avait provoqué une onde de choc, attirant des réactions sévères de la part des membres des deux partis. Le commentateur politique de gauche Brian Tyler Cohen a interrogé Obama sur cette dégradation du discours, suscitant une réponse ferme de l'ancien président. "Une majorité d'Américains trouve ce comportement profondément troublant," a-t-il déclaré, sans pour autant citer directement la vidéo.
Aucune honte
Obama a ajouté qu'il observait avec consternation la disparition d'un certain degré de décence et de respect vis-à-vis des valeurs fondamentales, autrefois défendues par des personnalités politiques. "Il y a une sorte de spectacle de clowns qui se déroule, et cela ne semble provoquer aucune honte parmi ceux qui, auparavant, avaient le souci de la convenance," a-t-il évoqué. Les actions de Trump, souvent teintées d'hostilité à l'égard des immigrants, reflètent selon lui un climat dangereusement polarisé.
En réponse aux critiques, Trump a tenté de minimiser la controverse, affirmant qu'il n'avait pas visualisé le contenu offensant de la vidéo. De plus, il a une animosité personnelle visible envers Barack Obama, notamment en utilisant constamment son deuxième prénom, "Barack Hussein Obama", pour discréditer son prédécesseur.
Comportements dignes de dictatures
Obama a également exprimé son inquiétude concernant les opérations de la police des immigrés (ICE) à Minneapolis, qui avaient généré une forte résistance au sein des habitants. Il a fait part d'une profonde préoccupation concernant les comportements d’agents fédéraux, qu'il a comparés à ceux que l'on trouve dans des régimes autoritaires. Les violences, comme les récents meurtres de deux manifestants opposés à ces opération d'immigration, illustrent la tension persistante dans la région.
"Le comportement dévoyé des agents du gouvernement est non seulement préoccupant mais dangereux," a-t-il ajouté lors de son intervention. À Minneapolis, la fin des opérations anti-immigration survient après des mois de contestations et de pressions sur les forces de l'ordre. La réaction de la population témoigne d'une résilience face à des politiques que beaucoup considèrent comme contraires aux valeurs américaines.
Également, Obama a salué la détermination des citoyens qui se sont opposés aux abus d'autorité. "Ce type de comportement héroïque et persistant, malgré les adversités, devrait nous donner de l'espoir," a-t-il conclu. En réponse aux actions de Trump et à la montée de la répression, certains responsables démocrates au Congrès continuent de faire pression pour une réforme profonde des politiques de l'ICE.







