L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a récemment démissionné de son poste à l'Institut du Monde Arabe (IMA) suite à l'ouverture d'une enquête sur ses connexions avec Jeffrey Epstein. Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, il a réaffirmé son innocence en se qualifiant de "blanc comme neige", tout en dénonçant "un tsunami de mensonges".
"Que la justice, et non les médias, se penche sur cette affaire", a ajouté Lang, qui se dit soulagé par l'ouverture d'une enquête à son égard. Selon les autorités, il serait impliqué dans un cas de "blanchiment de fraude fiscale" en lien avec sa fille Caroline.
Jack Lang a précisé qu'il n'avait jamais reçu d'argent d'Epstein. Il évoque également un projet de fonds pour soutenir des artistes, précisant qu'il n'a eu qu'un contact limité avec le financier controversé, déclarant: "Tout est légal dans mes démarches".
"Jeffrey Epstein a proposé de créer un fonds pour acheter les œuvres de jeunes artistes. J'ai trouvé ça intéressant, mais je n'en ai jamais eu la main. Dans le reste, je n'étais pas impliqué".
Un refus de culpabilité sans réserve
"Jamais dans ma vie l'argent n'a été un moteur", a-t-il affirmé, se défendant contre les accusations de mauvaise gestion financière et en appelant à la clarté, notamment sur sa succession à l'IMA, qu'il souhaite donner à une femme.
Interrogé sur l'avenir de la présidence à l'IMA, il a noté que ce serait une bonne chose de voir plus de femmes dans des postes de direction : "Cela a toujours été une affaire d'hommes".
Lang conclut en affirmant une fois de plus qu'il n'a jamais été au courant des condamnations d'Epstein et estime que beaucoup de gens étaient dans la même ignorance à cette époque. Les révélations continuent de secouer son entourage et le monde du spectacle, alors que le débat sur la responsabilité des personnalités commence à émerger dans les médias.







