Un groupe criminel, connu sous le nom de DZ Mafia, a récemment fait la une des journaux après qu'une annonce sur Snapchat a appelé à l'assassinat de la directrice de la prison des Baumettes à Marseille, pour une somme de 120 000 euros. Ce mercredi, un tribunal de Marseille a condamné deux prisonniers, Othmane B. et Sabrina M., chacun âgé d'une trentaine d'années, à deux ans et demi de prison pour avoir diffusé ce « contrat » meurtrier sur leurs comptes Snapchat depuis l'intérieur de leur cellule.
Bien que les deux hommes aient des antécédents criminels et aient été reconnus coupables d'apologie de crime, ils ont été acquittés des accusations d'intimidation et de menaces. Lors de la séance de lecture du verdict, ils ont assisté par visioconférence, chacun dans un espace restreint de leur lieu de détention.
Le « contrat », qui promettait une somme conséquente pour l'assassinat, a été attribué à la DZ Mafia, un groupe mafieux impliqué dans le narcotrafic à Marseille. À l'audience, la procureure a requis une peine de deux ans de prison, incluant six mois avec sursis, soulignant la gravité des actes commis par les prévenus.
Gilet pare-balles et protection renforcée
La directrice, qui a témoigné sous haute protection équipée d'un gilet pare-balles et escortée par un gardien de la paix, a évoqué l'impact dévastateur de cette menace sur sa vie. « Vous avez brisé ma vie. Je ne vais pas bien du tout », a-t-elle déclaré devant le tribunal, expliquant qu'elle avait dû quitter l'administration pénitentiaire, bien qu'elle ait toujours eu une passion pour son métier.
Les deux condamnés ont également reçu l'interdiction d'entrer dans les Bouches-du-Rhône ou de contacter la directrice. Ils disposent d'un délai de dix jours pour faire appel de leur condamnation.
Cette affaire souligne l'évolution inquiétante de la violence dans le milieu pénitentiaire, et les autorités ont affirmé qu'elles prendront toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des agents pénitentiaires, suite aux menaces grandissantes. Des experts en sécurité croisent les doigts pour une résolution rapide de ce climat tendu qui affecte tant les détenus que le personnel.







