Le département de l'Hérault rencontre des problèmes sans précédent avec des pluies abondantes, le record de précipitations ayant été établi cet hiver, un phénomène qui n'avait pas été observé depuis 1996 selon Météo France. Si cette pluie contribue à recharger les nappes phréatiques, elle pose un véritable casse-tête pour les acteurs du bâtiment.
William Engone, un conducteur de travaux chez Étanchéité Couverture Façade Méditerranée, exprime les difficultés rencontrées : "C'est très compliqué parce que c'est un jour avec, un jour sans". Avec près de 600 millimètres d'eau tombés depuis début décembre, les retards se multiplient sur les chantiers. "Quand il pleut, on ne peut pas intervenir. Du coup, quand il ne pleut pas, il faut sécher les supports avant toute intervention", ajoute-t-il. Il évalue le retard des travaux à environ deux mois, bien qu'il ait espoir de récupérer ce temps perdu, même si cela exige des efforts importants.
De nombreux appels pour des infiltrations
En plus des chantiers retardés, les équipes reçoivent un nombre croissant de demandes d'interventions pour des infiltrations. "Nous avons eu plusieurs appels avant Noël concernant des fuites, notamment à Montpellier, Agde et Lunel", confie-t-il. Les infrastructures d'évacuation des eaux pluviales sont saturées, incapable de gérer un tel volume, ce qui occasionne des fuites : "Cela remonte et s'évacue au niveau des plafonds, perturbant le cadre intérieur des bâtiments".
En effet, les experts s'accordent à dire que ces conditions climatiques extrêmes pourraient devenir la norme. Météo France souligne également que la gestion de l'eau devient essentielle pour prévenir des catastrophes futures. William Engone, comme tant d'autres, se retrouve donc à jongler entre obstacles naturels et pressions professionnelles, une heure de travail que la pluie transforme en défi perpétuel.







