Le procès en appel des complices de l’assassin de Samuel Paty prend une tournure tragique avec les déclarations de maître Francis Vuillemin. L'avocat, représentant l'un des accusés, a suscité l'indignation en remettant en cause l’intégrité du professeur, assassiné en 2020, en réitérant des accusations mensongères.
Le 26 janvier, lors des débats, Vuillemin a prétendu que Samuel Paty avait discriminé des élèves musulmans en les excluant de la classe pendant la projection de caricatures de Charlie Hebdo. Cette allégation, déjà largement discréditée, repose sur les dires d'une élève qui n'était pas présente au cours, comme l’avait confirmé le premier procès. Les investigations ont, en effet, fait ressortir la bienveillance et le professionnalisme de Paty, comme l’a rapporté France Info.
Cette ligne de défense, qualifiée de "défense de rupture", ne fait que raviver des souffrances, comme l'explique un psychologue spécialisé dans la gestion des traumatismes : "Des déclarations de ce type peuvent réactiver la douleur chez les proches de la victime. Cela témoigne d'une absence de respect pour la mémoire du professeur." Le jeudi suivant, lors de témoignages émotionnels, la famille de Samuel Paty sera également présente pour faire face à cette nouvelle épreuve, mettant en lumière la persistance du traumatisme.







