Le tribunal de Cahors a condamné un homme de 43 ans à trois ans de prison pour avoir poignardé son voisin dans un incident survenu le 8 avril à Souillac, dans le Lot. Cette agression, liée à des troubles psychiatriques, a laissé la victime avec cinq jours d'incapacité totale de travail (ITT), frôlant la mort.
La situation a dégénéré lors d'une visite, censée être amicale, lorsque Amine* a rendu les 50 euros empruntés à Corentin*. Alors qu'ils discutaient paisiblement sur le canapé, le comportement de Corentin a abruptement changé. Selon Amine, son voisin a soudainement montré des signes d'agressivité avant de sortir un couteau et de l'attaquer au niveau de la carotide. Un autre voisin a heureusement été alerté par les cris et a pu intervenir pour mettre Amine à l'abri jusqu'à l'arrivée des secours. La procureure a noté que si le couteau avait été en meilleur état, les conséquences auraient pu être bien plus graves.
"Une sensation de brûler de l’intérieur"
Corentin s'est rendu de lui-même à la gendarmerie, armé de l'outil du crime. Il souffre de lourds troubles psychiatriques et d'une sévère addiction aux drogues, ce qui a nécessité un mois d'hospitalisation avant sa mise en garde à vue. Durant le procès, il n'a pas pu expliquer son acte, décrivant simplement "une sensation de brûler de l’intérieur".
Déjà connu pour des antécédents judiciaires, Corentin a un casier chargé. Les experts psychiatriques ont conclu à une altération de son discernement due à un dérèglement psychique majeur, recommandant une prise en charge thérapeutique. Le tribunal, estimant qu'il représentait un danger pour autrui en liberté, a condamné l'accusé à trois ans de prison, dont un an avec sursis probatoire renforcé. En plus, il devra se soumettre à un traitement et ne pourra plus entrer en contact avec Amine.







