Les services de la Sécurité civile sont en état d'alerte concernant le Languedoc-Roussillon, qualifié de "territoire à risques". L'année dernière, près de 14 000 hectares ont été ravagés par les flammes, et la saison actuelle ne laisse rien présager de bon.
La pression monte au sein des équipes basées à l'aéroport de Nîmes, qui se préparent à une haute saison de feux de forêts. Après avoir perdu 13 600 hectares dans l’Aude en 2025, la nécessité de se préparer à de nouveaux défis est plus que jamais d’actualité.
Selon Simon Habart, porte-parole de la Sécurité civile, "En 2025, nous avons enregistré 16 300 incendies sur le territoire national, soit 40% de plus qu'en 2021". Ces chiffres illustrent une situation alarmante dans notre région, où la majorité des incendies ont eu lieu.
En effet, "Languedoc-Roussillon est une région fortement impactée, avec plus de 40% des feux de forêt au sud de la France", ajoute Habart. En moyenne, 11 000 incendies sont enregistrés chaque année, mais 2025 s'annonce comme une saison à forte intensité.
Un été à haut risque
Certes, 2025 "n’a pas été l’année la plus noire", la palme revenant à 2022 avec 70 000 hectares dévastés. Cependant, la vigilance est de mise avec les services de la Sécurité civile qui ont observé 30 jours d’alerte très sévère ou extrême l'année dernière.
Avec deux principaux incendies dans l’Aude, l’importance de réagir promptement est capitale. "Ces deux incidents représentent 42% des surfaces brûlées sur le territoire métropolitain", souligne Simon Habart. Au total, les incendies de plus de 100 hectares représentent une part significative des pertes, notamment dans l’Aude.
Un territoire à surveiller
La combinaison de végétation inflammable et de conditions météorologiques favorables, telles que les vents forts, pose un risque réel pour le Languedoc-Roussillon. "Au-delà de l'Aude, d'autres départements comme l'Hérault et le Gard ont également connu des pertes significatives des surfaces forestières", précise Habart.
Avec 11 départements touchés par des feux de forêts en 2025, la réponse des autorités reste cruciale. Les indicateurs de danger sont affinés au fur et à mesure que les températures grimpent. La base de la Sécurité civile, basée à Nîmes, joue un rôle central dans cette lutte contre les incendies, devenant même un hub de capacité lors des interventions européennes via RescEU.







