Depuis que le canal Saint-Martin a été ouvert à la baignade, un adolescent de 14 ans, surnommé "Hamza la Douane", est devenu une figure emblématique des abords de ce point d'eau parisien. Connue pour son sens de la provocation et sa gestion nonchalante du terrain, sa réputation ne cesse de grandir, alimentée par de nombreuses vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux.
Originaire d'Espagne selon ses dires, Hamza affirme également avoir des racines à Oran, en Algérie. En seulement quelques jours, cet adolescent a réussi à captiver l'attention avec son gros pistolet arroseur, qu'il utilise pour arrosent cyclistes et piétons qui refusent de payer son péage de 2 euros. « Les douaniers font passer les gens, mais moi j'applique la même loi avec les vélos. Tu me donnes 2 euros, tu passes ; sinon, je t'arrose jusqu'à ce que tu pleures », a-t-il expliqué lors d'une interview accordée à CNews.
Les vidéos montrent à quel point Hamza n'hésite pas à défier la police. Arrêté récemment pour divers délits, il tourne la situation en dérision, évoquant un moment d'humour face à ses arrestations. Un porte-parole de la police a confirmé qu'il avait été placé en garde à vue au commissariat du 11ème arrondissement, suite à des actes de violence en groupe et à des dégradations. Malgré son statut d'adolescent, Hamza semble pleinement conscient de ses actes, se vantant même de les justifier auprès de son père, qui selon lui, ne s'oppose pas à ses escapades. « Mon père me laisse faire, il sait que je ne fais pas de bêtises. Je mouille juste des gens, c'est tout », a-t-il déclaré.
Psychologues et sociologues s'interrogent sur cette nouvelle forme de rébellion dans l'espace public. Pour l'expert en sociologie urbaine, Dr. Lucien Moreau, "la façon dont Hamza s'affirme traduit une recherche de reconnaissance dans un espace qui lui est habituellement hostile, à savoir l'espace public de Paris". Les médias continuent de suivre son histoire de près, révélant une facette à la fois considérée comme inspirante par certains et désolante par d'autres. En effet, cette façon d'interagir avec les forces de l'ordre et de revendiquer un statut d'autorité sur son petit territoire souligne une rébélion juvénile qui interpelle.
La suite de cette affaire reste à voir. Les autorités de police, tout en prenant des mesures pour évincer ces comportements, hésitent face à la fascination que ce phénomène exerce sur la jeunesse.







