Stellantis annonce un retour des moteurs diesel sur sept modèles, précédemment exclus de son offre, afin d'élargir sa gamme au-delà des hybrides et des électriques. Cette stratégie fait suite à une chute de 4,7 % de ses ventes en Europe.
Retour du diesel sur plusieurs modèles
Dans sa récente déclaration, le groupe a reconnu un "reset" stratégique qui accompagne des charges exceptionnelles d'environ 22,2 milliards d'euros pour le second semestre 2025. Un représentant de Stellantis a affirmé à Reuters : "Nous avons pris la décision de conserver des moteurs diesel dans notre portefeuille et, dans certains cas, d'élargir notre gamme de motorisations".
"Chez Stellantis, nous voulons générer de la croissance. C'est pourquoi nous sommes focalisés sur la demande des clients."
La nouvelle stratégie inclut l'ajout de moteurs diesel sur des ludospaces jusqu'alors proposés uniquement en version électrique, comme l'Opel Combo et le Citroën Berlingo, désormais dotés d'un moteur BlueHDi de 100 chevaux.
En parallèle, la berline premium DS N°4 et la Peugeot 308 recevront également des moteurs diesel aux côtés des motorisations hybrides.
Le diesel, longtemps critiqué depuis le scandale VW de 2015, a disparu du catalogue de nombreux modèles. Cependant, l'effondrement des ventes électriques face aux attentes et l'assouplissement par la Commission européenne des interdictions sur les moteurs thermiques entraînent Stellantis à réévaluer sa position.
Avantage compétitif sur les chinois
La part du diesel ne représente que 7,7 % des immatriculations en 2025, tandis que les voitures entièrement électriques affichent 19,5 %. Toutefois, l'absence de concurrence sérieuse dans le segment diesel pourrait permettre à Stellantis de renforcer sa position sur le marché européen.
"Stellantis semble aller à contre-courant," note Chris Knapman, directeur éditorial de CarGurus. "Mais en tant que marque européenne, le diesel peut offrir un avantage sur les nouveaux entrants chinois."
Un écart de prix réduit par les bonus-malus
Le prix du Combo diesel débute à 24.100 euros, tandis que l’électrique affiche 37.000 euros. Malgré les bonus et malus, l'écart favorable au diesel est significatif pour les acheteurs.
Un constat similaire s’observe chez Citroën, où les prix du ë-Berlingo et du Berlingo diesel montrent une disparité frappante. Le diesel, bien que plus économique en termes d'émissions que l'essence, est battu par l'électrique qui affiche zéro émission.
À l'étranger, la situation est similaire. Les marques sous l'enseigne Stellantis ont réduit le nombre de modèles diesel au Royaume-Uni, passant de 26 en 2020 à seulement quatre aujourd'hui.







