Quentin D., âgé de 23 ans, est dans un état critique après avoir été brutalement attaqué par un groupe de militants d'extrême gauche lors d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Cet acte de violence a rapidement provoqué une onde de choc au sein de la classe politique.
De nombreux élus ont fait part de leur indignation suite à cette agression. Dans un communiqué, l’avocat de la victime a dénoncé « un lynchage injustifié par des individus armés et en surnombre, s'acharnant sur une victime isolée ». Cette déclaration a mis en lumière l'intensité des violences politiques qui plongent la France dans une crise d'identité.
Les réactions politiques ne se sont pas faites attendre. « L'antifascisme servirait-il de masque à une violence organisée ? » s'interroge l’eurodéputée de Reconquête, Sarah Knafo. Cette dernière a fait référence à la proximité du mouvement avec des groupuscules violents, certains accusant La France insoumise (LFI) d'avoir une part de responsabilité dans cet incident tragique.
Marion Maréchal, figure politique connue, a également décrié « la complaisance judiciaire et médiatique envers la gauche radicale », évoquant un climat de violence qui ne devrait plus être toléré. Alexandre Allegret-Pilot, député du Gard, a réclamé une interdiction permanente des antifas en France.
De son côté, le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, a insisté sur « la nécessité d’une mobilisation de toute la classe politique face au danger que représente l'extrême-gauche pour la démocratie ».
Alexandre Dupalais, candidat RN-UDR à la mairie de Lyon, a suspendu sa campagne municipale, qualifiant la situation d'« intolérable ». L'ancien président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a aussi exprimé son horreur face à cet incident : « Rien ne peut justifier qu’un jeune homme se retrouve entre la vie et la mort à cause d’affrontements politiques ».
À gauche, le maire écologiste Grégory Doucet a exprimé son soutien à la victime et demandé une enquête approfondie. L’eurodéputée LFI a quant à elle promis que son mouvement condamnerait toute forme de violence, tout en rappelant que La France insoumise ne s’associe pas aux violences.
Les réactions en ligne sont également révélatrices : de nombreux internautes pointent la responsabilité de la LFI, accusant le mouvement d’entretenir des liens avec des groupes violents comme la Jeune Garde.
Cette agression rappelle la précarité de la situation politique en France, où les tensions s’exacerbent entre différentes idéologies. Avec des personnalités politiques de tous bords qui s’expriment, cette affaire pourrait marquer un tournant dans la manière dont la violence politique est perçue et traitée par les institutions.







