À Lyon, un incident dramatique s'est produit entre des militants identitaires et des antifascistes, révélant une fois de plus la tension qui prévaut dans quelques milieux politiques. Un jeune homme de 23 ans, lié au collectif Nemesis, a été gravement blessé dans le 7e arrondissement, ce qui a conduit le parquet à ouvrir une enquête pour "violences aggravées".
Selon des informations rapportées par France 3, cet événement tragique a eu lieu alors que le jeune homme, selon Alice Cordier, présidente du collectif, était présent pour protéger des militantes aux côtés de Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise, lors d'une conférence à l’Institut d'Études Politiques de Lyon. L'altercation éclata entre les membres du collectif et des militants antifascistes, au cours de laquelle la victime fut poignardée à plusieurs reprises, affectant des organes vitaux. Une source proche de l'enquête a confirmé ces détails à l'AFP.
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a rapidement exprimé son indignation face à la violence de cet affrontement, affirmant qu'aucune raison ne peut justifier des actes aussi extrêmes. En écho à cette déclaration, la députée de La France insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, a qualifié ces actes de "violences graves" et a réaffirmé l'opposition de son parti à toute forme de violence physique.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a quant à lui dénoncé sur les réseaux sociaux ce qu'il a qualifié de "folie furieuse", marquant ainsi une nouvelle étape dans le débat sur l'escalade de la violence politique en France.
Cette situation alarmante soulève des interrogations sur la nature des tensions politiques en cours et la nécessité d'un dialogue pacifique. Les conséquences de cette altercation pourraient avoir des répercussions au-delà de Lyon, appelant à une réflexion profonde sur l'état du climat politique en France.







