Dans une déclaration marquante, Scott Bessent, ministre des Finances sous Donald Trump, a révélé que les États-Unis intensifiaient leur stratégie pour bloquer les opérations des compagnies aériennes iraniennes. Cette initiative vise à accroître la pression sur le régime de Téhéran dans un contexte de tensions croissantes.
"Nous allons couper l'accès des deux compagnies aériennes iraniennes aux sites d'atterrissage, au ravitaillement en carburant et à la vente de billets," a annoncé Scott Bessent sur le réseau social X, sans préciser les noms des compagnies concernées.
Les compagnies Iran Air et Mahan Air figurent depuis un certain temps sur la liste noire américaine, rendant toute interaction commerciale avec des entités et citoyens américains illégale. Cette démarche s'inscrit dans un dispositif plus large visant à étouffer économiquement le gouvernement iranien, selon des experts de la politique internationale.
Liste noire
Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, Bessent a précisé que les voyages pour des motifs religieux ne seraient pas touchés par ces sanctions. Il a notamment mentionné que les Iraniens souhaitant se rendre au pèlerinage à La Mecque ou à Médine en Arabie saoudite, seraient autorisés à poursuivre ces déplacements.
Le Bureau de Contrôle des Actifs Étrangers (OFAC), supervisé par Bessent, continue de compléter sa liste noire pour sanctionner des entités liées à l'Iran, une tactique qui renforce la pression économique en réponse aux actions militaires israélo-américaines en cours. Ces tensions ont été exacerbées par des accusations réciproques entre Washington et Téhéran sur des violations de cessez-le-feu, suite à des frappes récentes.
Avec ces nouveaux développements, il est essentiel d'évaluer les implications d'un tel resserrement des sanctions qui pourraient affecter de nombreux Iraniens pris entre les objectifs politiques des États-Unis et les réalités économiques de leur pays. Selon des analystes, cette augmentation des sanctions pourrait également provoquer des troubles plus vastes dans la région, impactant les relations diplomatiques déjà fragiles.







