Ce développement encourageant survient alors que les autorités sanitaires de la RDC luttent pour contrôler une épidémie persistante. Lors d'une conférence de presse à Genève, Anaïs Legand, experte technique sur les fièvres hémorragiques à l'OMS, a révélé que "un patient a guéri, a quitté l'hôpital" et est désormais de retour auprès de sa communauté.
Il s'agit de la première guérison enregistrée depuis le début de l'épidémie, déclenchée le 15 mai, avec un total de 125 cas confirmés et plus de 900 cas suspects jusqu'à présent. Selon l'OMS, le nombre de décès a atteint 17, avec un total de 223 décès suspectés liés à Ebola.
Des traitements en attente
La souche d'Ebola impliquée dans cette épidémie, Bundibugyo, est particulièrement redoutable, affichant un taux de létalité pouvant atteindre 50 %. Cependant, pendant cette épidémie, le taux semble être inférieur à 25 %, selon les dernières données. "Nous sommes optimistes qu'avec un accès rapide aux soins, davantage de personnes se rétabliront", a déclaré Legand.
Actuellement, la RDC ne dispose pas de traitement efficace ni de vaccin spécifique pour cette souche. Les experts s'inquiètent également que le nombre de cas soit sous-estimé, en raison de la capacité limitée du pays à effectuer des tests en laboratoire, comme l'indiquent plusieurs analyses de l'OMS.
Lapport des mesures de prévention
Anaïs Legand a souligné l'importance des mesures de prévention, telles que la surveillance et le contact tracing, pour freiner la transmission. "L’OMS ne recommande toutefois pas de restrictions de mouvements", a-t-elle précisé, bien que d'autres pays comme l'Ouganda aient pris des mesures strictes en fermant temporairement leurs frontières avec la RDC.
Avec la guérison signalée, l'OMS et les autorités sanitaires locales espèrent un retournement de la situation. "Il est crucial d'agir maintenant pour éviter que cette situation ne dégénère", a averti un représentant de l'OMS.
Ebola a été responsable de plus de 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. La crise la plus meurtrière en RDC entre 2018 et 2020 a fait près de 2 300 victimes avec 3 500 cas signalés.







