Vendredi 29 mai, un premier comité interministériel s'est réuni pour aborder la lutte contre le crime organisé. Le Premier ministre a clairement exprimé son mécontentement face aux propositions de ses ministres, rapporte Le Parisien.
Retour à la case départ. Ce même jour, alors qu’il présidait ce comité crucial sur le narcotrafic, Sébastien Lecornu a fait état de sa colère envers les onze membres du gouvernement présents, selon les sources de Le Parisien.
"Le compte n'y est pas", aurait-il déclaré, reflétant sa déception quant aux mesures proposées. "Les solutions présentées sont techniques et insuffisantes. Nous avons besoin d’un changement de braquet. Ce n’est pas qu’un sujet pour le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et le Garde des Sceaux Gérald Darmanin", a-t-il précisé, comme l’indique son entourage, rapporté par Libération.
La conférence de presse annulée
Parmi les multiples enjeux soulevés, Sébastien Lecornu a critiqué le manque de prise en compte des stratégies criminelles. "Comme d’habitude, on se concentre sur les outils alors qu’il y a un enjeu majeur de compréhension de notre adversaire", a-t-il souligné, selon des sources proches du dossier, cités par Le Parisien. La situation a conduit à un report de la conférence de presse prévue, ce qui témoigne de l’urgence de la situation.
Les membres du gouvernement présents, dont Laurent Nuñez, Gérald Darmanin, Jean-Pierre Farandou et Jean-Noël Barrot, devront retravailler leurs propositions en vue d’un prochain comité Interministériel prévu dans les semaines à venir, comme l’explique TV5 Monde Info. Les attentes sont désormais élevées pour une réponse plus robuste à la menace croissante du narcotrafic.







