Washington amplifie sa présence en Amérique latine dans le cadre de sa "guerre" contre les narcotrafiquants. Au Guatemala, des voix s'élèvent, évoquant les dangers d'une ingérence, alors que les cartels de drogue et la corruption politique continuent d'éroder la souveraineté nationale.
Face à un pays aux prises avec le crime organisé, le président guatémaltèque, Bernardo Arevalo, élu en 2023 sur la promesse de "nettoyer" le pays, envisage de renforcer la coopération militaire avec les États-Unis. Selon The New York Times, il pourrait s'agir de "mener des opérations conjointes sur le territoire".
Bien que le journal ait mentionné des "frappes aériennes", les autorités guatémaltèques ont précisé qu'aucune troupe américaine ne serait déployée. Les efforts se concentreraient sur un "soutien" aux opérations de l'armée guatémaltèque, notamment dans la planification stratégique et tactique.
This announcement has been welcomed by major national media as an indication of the current deadlock in the country's quest to escape violence. Prensa Libre a souligné que "la menace du trafic de drogue est transnationale et nécessite une bonne coordination entre les gouvernements et les forces de l'ordre".
Le sentiment est partagé par d'autres médias nationaux. Le journal La Hora a affirmé qu'il s'agit d'un "effort nécessaire pour renforcer les capacités de l'État". De plus, des députés sont pointés du doigt pour avoir bloqué les lois contre le blanchiment d'argent au sein du Parlement.
En pratique, la coopération militaire existe déjà. Récemment, grâce à une collaboration avec les services de renseignement américains, plusieurs sites de production de cocaïne ont été démantelés. Le 27 mai, les forces guatémaltèques ont découvert l'un des plus grands "narcolaboratoires" des quinze dernières années, à seulement 25 kilomètres de la frontière mexicaine. Cela a été rapporté par Prensa Libre, qui souligne également que des "narcomaires et narcodéputés" ont été extradés vers les États-Unis.
Une politique d'arrière-cour renouvelée
Cependant, des responsables américains ont laissé entendre que le Guatemala pourrait envisager des initiatives similaires à celles de l'Équateur, où les forces américaines assistent les militaires lors d'opérations contre des trafiquants de drogue. Certaines de ces actions ont été entachées de controverses, avec des accusations de bavures.
Une source anonyme du gouvernement guatémaltèque, citée par El País América, a affirmé que Washington exercerait une forte pression pour des bombardements, une proposition que Arevalo aurait refusée.
En mars dernier, Donald Trump avait réuni douze chefs d'État d'Amérique latine afin de lancer une coalition régionale contre les cartels, connue sous le nom de "Bouclier des Amériques". Bien qu'Arevalo n'y ait pas assisté, il a envoyé des hauts fonctionnaires pour y participer.
Enfin, Le New York Times indique que Washington cherche à étendre sa coopération militaire au Honduras, espérant faire pression sur le Mexique voisin pour permettre une présence américaine capable de mener des frappes avec des drones, ce que la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a fermement opposé.
Cette dynamique au Guatemala s'inscrit dans une politique agressive des États-Unis en Amérique latine, suscitant des échos d'une relation compliquée entre les deux pays au cours des décennies passées, souvent qualifiée d'"arrière-cour".







