Invité sur BFMTV le 5 février dernier, l'avocat Charles Consigny a pris position en faveur du journaliste Jean-Marc Morandini, qui a récemment été condamné pour corruption de mineurs. Dans un débat très suivi, Consigny a souligné l'absence d'une interdiction professionnelle pour Morandini : « Jean-Marc n’a pas été condamné à une interdiction d’exercer son métier de journaliste », a-t-il déclaré.
En écho à ces déclarations, l'avocat a également affirmé : « Je trouve que cette chasse à l'homme, cette meute contre Morandini, n'est pas justifiée. Il a purgé sa peine comme n’importe qui et certains tentent de se racheter une morale à peu de frais. » Ces propos font écho à un sentiment grandissant chez certains observateurs qui accusent les médias d'intensifier la pression sur Morandini, notant que certains individus semblent chercher à capitaliser sur sa situation pour des raisons personnelles.
Ce soutien à l'animateur de CNews se produit dans un cadre judiciaire complexe. Il est à rappeler que Morandini a été condamné pour avoir échangé des messages à caractère sexuel avec plusieurs adolescents entre 2009 et 2016. De plus, il a choisi de ne pas contester une précédente condamnation pour harcèlement sexuel. Selon Mediapart, une plainte pour tentative de corruption de mineurs a été déposée par un homme qui avait 17 ans à l'époque des faits. Toutefois, cette accusation est prescrite depuis 2022, ce qui signifie qu’aucune enquête ne sera ouverte.
Alors que le débat public s'enflamme autour de la légitimité de sa présence sur les ondes, la réaction de Consigny pourrait susciter une nouvelle discussion sur la manière dont la justice traite des cas médiatisés tels que celui de Morandini.







