Le 23 janvier, la communauté kurde de Bordeaux a à nouveau tenu une manifestation en soutien au Rojava, région du nord-est de la Syrie. Ce rassemblement a attiré environ 3 000 participants, une démonstration de solidarité qui s'inscrit dans une série d'événements similaires à travers la France, l'Allemagne et les États-Unis.
« Hier allié, aujourd'hui oublié », tel était le cri du cœur des manifestants, exprimant leur désillusion face à l'oubli des puissances occidentales, notamment après le soutien affiché par Emmanuel Macron au gouvernement syrien. Selon Roj, porte-parole du Centre démocratique kurde de Cenon, « ce n’était pas ce qui avait été convenu avec Damas ». Un sentiment renforcé par les récentes attaques des milices pro-gouvernementales sur les territoires kurdes.
Ahmet Ozer, membre actif de l’association organisatrice, a rappelé que les Kurdes ont été trahis à la fois par les autorités occidentales et par la Turquie, qui a intensifié ses attaques contre la région autonome. Le soutien extérieur, qui aurait pu être un atout pour la défense du Rojava, semble s'être évaporé.
Dans une ambiance tendue, des heurts ont éclaté lorsque des groupes ennemis se sont confrontés aux participants. « Même si nous sommes déçus, cela ne justifie pas la violence », a souligné Ozer. La solidarité, cependant, est plus forte que jamais, comme en témoigne la présence de plusieurs figures politiques, dont le candidat aux municipales Philippe Poutou.
Un autre rassemblement est déjà prévu pour le 25 janvier, à 15 heures, place de la Bourse, pour poursuivre la lutte et maintenir la visibilité sur la situation au Rojava.







