Le 20 janvier, la Fonderie de Bretagne (FDB) à Caudan a subi un incendie touchant un four, ce qui a soulevé des inquiétudes dans la communauté. Un communiqué publié le 23 janvier par Europlasma, le groupe qui a repris la fonderie en mai 2025, a permis de réaffirmer ses engagements financiers et industriels. Parallèlement, Europlasma a démenti les accusations de la CGT concernant une enquête menée sur des employés.
Le communiqué indique qu'Europlasma a investi 14,5 millions d'euros dans la Fonderie de Bretagne depuis sa reprise, dont deux millions d'euros ont été versés récemment. Europlasma rappelle qu'il finance la fonderie uniquement par ses propres moyens, sans aide publique pour le moment. Ces sous-entendus visent à rassurer sur la viabilité et le futur du site de production.
Le groupe a également annoncé des avancées dans sa diversification de produits, notamment la fabrication d'obus de 120 mm, après des essais de fragmentation réussis. "Nous avons une opportunité dans le secteur de la défense, qui peut générer rapidement des volumes de production significatifs," précise Europlasma. Ce développement pourrait renforcer les capacités industrielles de la fonderie tout en complétant ses activités historiques.
Enquête sur le climat social ou atteinte à la vie privée ?
La CGT avait exprimé des préoccupations sur les intentions d'Europlasma, insinuant que le groupe menait une enquête pour découvrir des preuves de déloyauté parmi les employés. Europlasma a vivement réagi en qualifiant ces allégations de "mensongères et infondées". La société a précisé qu'il s'agit plutôt d'une évaluation visant à mesurer le climat social et à élaborer des pistes d'amélioration, sans aucune forme de surveillance des employés.
Interruption de production après l'incendie
L'incendie a provoqué une interruption brutale de la production à la Fonderie de Bretagne. Europlasma a indiqué qu'une expertise sera réalisée pour évaluer les causes de l'incident et ses conséquences, tant d'un point de vue technique que financier. "La production est suspendue jusqu'à ce que les installations soient rétablies," conclut le groupe.
Ce contexte soulève des questions sur l'avenir de la Fonderie de Bretagne et sur les résultats des engagements pris par Europlasma, qui devra faire face à des défis significatifs en matière de production et de gestion des ressources humaines.







