Lors d'une interview sur Fox News, Donald Trump a suscité la controverse en affirmant que les alliés de l'Otan s'étaient tenus « en retrait » pendant l'intervention en Afghanistan, entre 2001 et 2021. Ces déclarations ont provoqué une réaction immédiate, qualifiée de « consternante » par le Premier ministre britannique, Keir Starmer.
Ce n'est pas la première fois que le président américain semble réécrire des pans d'Histoire. Trump a souligné, sans ambages, que si les partenaires de l’alliance avaient envoyé des troupes, ils étaient néanmoins « un peu loin des lignes de front ». Il évoquait ainsi le déploiement international soutenu par les États-Unis après les terribles attentats du 11 septembre 2001.
Certes, les États-Unis ont enregistré le bilan le plus lourd avec plus de 2 400 soldats tués. Mais qu'en est-il des pertes humaines des autres alliés ?
89 soldats français tombés
La France, engagée militairement en Afghanistan de 2001 à 2014 et ayant déployé jusqu'à 4 000 soldats, a perdu 89 de ses héros. Selon un rapport du Parisien, cette perte est significative dans le cadre des opérations menées par l'Otan.
De son côté, le Royaume-Uni a enregistré 457 soldats tués, ce qui a amené Keir Starmer à qualifier les commentaires de Trump d'« insultants » et « consternants ». Starmer a salué l’héroïsme des soldats britanniques qui ont perdu la vie en Afghanistan.
Les réactions se sont multipliées dans toute l'Europe. Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, ministre de la Défense polonais, a souligné la perte de 43 soldats polonais, affirmant l'importance du respect dû aux vétérans. Au Danemark, 44 soldats ont également été tués en mission, dont 37 au combat.
Par ailleurs, le Canada a connu des pertes humaines conséquentes, avec 158 soldats morts, selon un rapport gouvernemental. En somme, près de 1 000 soldats européens et canadiens ont péri sur le sol afghan, soulignant ainsi le coût humain élevé de l'intervention en Afghanistan.







