Suite à la collision de deux trains en Andalousie dimanche dernier, qui a coûté la vie à 45 personnes, les enquêteurs explorent l'hypothèse d'une rupture de rail survenue juste avant l'accident. Selon le rapport préliminaire dévoilé par la Commission d’Enquête sur les Accidents Ferroviaires (CIAF), cette rupture pourrait être liée à une soudure défectueuse.
Le drame s'est produit lorsque les trois dernières voitures d'un train de la compagnie Iryo, reliant Málaga à Madrid, ont déraillé, déviant sur la voie opposée. Dans un délai de quelques secondes, un train de la Renfe, la compagnie ferroviaire publique espagnole, circulant à plus de 200 km/h, a percuté ces dernières voitures. Le choc a été dévastateur.
Les enquêteurs ont observé des entailles sur les roues du train Iryo qui n'a pas déraillé. Ces anomalies, tout comme les déformations constatées sur la voie, renforcent l'idée d'une rupture du rail. La CIAF souligne que cette hypothèse demeure une « hypothèse de travail » et nécessitera davantage d'analyses pour être confirmée.
En parallèle, des encoches similaires ont été détectées sur les roues de plusieurs trains ayant circulé sur cette même section peu avant la tragédie. Pour le moment, l'hypothèse d'un sabotage a été immédiatement écartée par les autorités, et l'enquête va examiner toutes les possibilités, y compris des facteurs structurels.
Aucune hypothèse n’est écartée
« Cela reste une enquête complexe », indique le ministre des Transports, Óscar Puente, ajoutant qu'une étude approfondie de l'infrastructure, des équipements et des protocoles de sécurité est en cours. Le rapport définitif sur les causes de cette tragédie n'est pas attendu avant plusieurs mois.







