Dans le collège de Villeneuve-la-Guyard, un dispositif innovant a été mis en place pour contrer l'utilisation excessive des téléphones portables. Les autorités scolaires ont constaté qu'elles saisissaient entre deux et trois appareils chaque semaine, preuve que malgré les règles, de nombreux élèves continuent à utiliser leur téléphone pendant les cours.
Camille Périot, une surveillante, explique que certains élèves n'hésitent pas à contourner les règles en utilisant leur téléphone discrètement, souvent pour envoyer des messages à leurs parents au lieu de se diriger vers la vie scolaire pour signaler un besoin. Cette situation soulève des enjeux importants en matière d’autorité et de discipline au sein de l’établissement.
Des téléphones utilisés pour tricher en classe
Le professeur d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique, Ophélie Savanier-Marcel, souligne que nombreux sont les élèves qui se servent de leurs appareils pour tricher lors des évaluations. Des recherches ont révélé que les connaissances trouvées sur Internet étaient souvent reproduites dans les copies. « Les élèves finissent par un jour avouer leurs tricheries », témoigne-t-elle.
Une contrainte peu appréciée des élèves
Malgré cette initiative visant à réduire l'usage des téléphones, les élèves ne semblent pas totalement convaincus. Valentin, un élève de 3e, critique le système des pochettes, estimant qu'il n'y a pas vraiment d'abus. En revanche, Lya, une élève de 5e, trouve les pochettes utiles, craignant les enregistrements non autorisés.
La transgression des règles à l'adolescence
Noa, un élève de 4e, renchérit en faisant part de son relâchement face à la contrainte imposée par ces pochettes. « J'ai peur d'oublier de retirer la sécurité en fin de journée et de rester sans mon téléphone », dit-elle. Ce système, inspiré des dispositifs anti-vol, semble davantage générer des frustrations que des solutions. Ophélie Savanier-Marcel reste cependant lucide : « Il y aura toujours des élèves prêts à contourner les règles, car l'adolescence est un âge de transgression. »
Le conseil départemental de l'Yonne a financé cette initiative à hauteur de 8.000 euros, révélant un engagement fort pour l'éducation des jeunes face aux défis numériques. Des experts en éducation estiment que le véritable problème réside dans la difficulté pour les adolescents de s'autocontrôler et que des mesures éducatives plus profondes sont nécessaires pour les sensibiliser aux enjeux de leur comportement.







