La date d'ouverture du Local de Rétention Administrative (LRA) à Nantes, initialement prévue pour septembre 2025, est désormais incertaine. Les différentes échéances, allant d'octobre à décembre, n'ont pas été tenues et la préfecture de Loire-Atlantique reste muette sur la date de mise en fonctionnement. Selon des sources proches du dossier, des travaux restent à finaliser et un arrêté préfectoral est toujours en attente.
Cette structure, qui devrait servir de transit pour les migrants, suscite de vives critiques. Les syndicats de police, ainsi que des associations de défense des droits de l'homme, expriment leurs inquiétudes quant aux conditions d'accueil et aux implications sécuritaires d'une telle installation au sein du commissariat central de Waldeck-Rousseau.
Les travaux, déjà en retard, font l'objet d'une attention particulière, la préfecture ne fournissant pas d'informations précises sur les obstacles qui retardent la finalisation. Alain Véran, expert en droit des étrangers, souligne que "ce type de structure nécessite des mesures appropriées pour garantir la dignité des personnes".
Ce retard d'ouverture soulève également des questions sur la gestion des flux de migrants dans le pays. Selon les rapports, la mise en place d'un tel dispositif pourrait faciliter une meilleure prise en charge des demandes d'asile, mais à condition qu'il soit opérationnel rapidement.
En attendant, le paysage migratoire à Nantes continue d'évoluer, et la question de la répartition des ressources et des structures d'accueil demeure cruciale. Les acteurs de la scène locale, y compris les associations et les responsables politiques, appellent à un suivi attentif de cette situation, afin de garantir le respect des droits des migrants.







