Le rapport parlementaire dévoilé le 13 janvier met en lumière des comportements alarmants dans le monde de l'influence, avec un accent sur des phénomènes tels que l'essor des plateformes de contenus pour adultes et la propagation des discours masculinistes. Sous l'égide des députés Arthur Delaporte et Stéphane Vojetta, ce document vise à renforcer la régulation de ces nouvelles pratiques, à la lumière des défis émergents posés par les plateformes numériques.
Selon le rapport, l'apparition de formats de diffusion en direct, notamment via TikTok Shop, a facilité de fortes incitations à la consommation impulsive, tout en exposant les utilisateurs à des produits potentiellement dangereux. « Nous assistons à un transfert vers d'autres plateformes, qui ne sont pas suffisamment régulées », souligne Delaporte.
Parmi les 78 recommandations, une des plus marquantes stipule l'interdiction pour les influenceurs de cibler une audience mineure lors de la promotion de certains produits. De plus, la suspension temporaire de TikTok Shop est préconisée, afin de garantir sa conformité aux normes de droit de la consommation. D'autres propositions visent à interdire le démarchage pour des contenus à caractère sexuel, en particulier pour des plateformes comme OnlyFans.
La montée en puissance des discours masculinistes est un autre point préoccupant. Un délit spécifique contre la promotion de cette idéologie est proposé, en réponse à des incidents tragiques tel que la mort du streamer Jean Pormanove, qui a suscité une réflexion sur les dangers de la culture numérique.
Les députés mettent également le doigt sur le manque de ressources des autorités compétentes, telles que la DGCCRF, pour surveiller efficacement les millions de contenus diffusés quotidiennement. « L'augmentation des moyens alloués est désormais une question de sécurité nationale », avertit Delaporte, appelant à la création d’un portail unique pour signaler les abus.
Ces propositions visent non seulement à protéger les utilisateurs mais également à garantir un environnement numérique plus sain. La France pourrait ainsi prendre les devants contre ces dérives, en montrant la voie à suivre dans la régulation des influenceurs.







