La situation en Iran devient de plus en plus alarmante alors que les manifestations s'intensifient, avec un bilan humain qui pourrait dépasser les 600 morts selon certaines ONG. Face à une contestation populaire croissante, le régime iranien a réagi par une répression violente, mettant en place un blackout total d'internet pour contrôler les flux d'informations et étouffer les voix dissidentes.
Le président américain Donald Trump a annoncé, lors d'une déclaration, que tous les pays commerçant avec l'Iran seraient frappés par des droits de douane de 25%. Ceci vise particulièrement la Chine, le principal partenaire commercial de Téhéran. « Cette décision est définitive et prend effet immédiatement », a précisé Trump sur son réseau social Truth Social.
En réponse à la révolte, des rassemblements pro-gouvernementaux ont été organisés à Téhéran, incitant les Iraniens à exprimer leur soutien au régime. Selon l'agence de presse officielle IRNA, des milliers de personnes ont envahi la Place de la Révolution. Ce rassemblement a été qualifié par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, d'avertissement destiné aux États-Unis.
Dans le contexte de cette répression, les autorités iraniennes justifient leur action en évoquant des « opérations terroristes » qui auraient eu lieu durant les manifestations. Cependant, les ONG comme Iran Human Rights (IHR) évoquent des chiffres alarmants, indiquant jusqu'à 6 000 morts dans ces troubles. Des hôpitaux sont débordés par l'afflux de blessés, et le manque de sang devient critique.
À l'international, la réaction ne se fait pas attendre. Des dirigeants comme Emmanuel Macron ont condamné la violence d'État qui vise les manifestants dans un rapport au quotidien français Le Monde. De plus, des pays comme l'Allemagne et le Royaume-Uni ont également dénoncé la situation, appelant à une cessation immédiate des violences. La Finlande et l'Espagne ont convoqué les ambassadeurs d'Iran pour exprimer leur mécontentement, soulignant une pression croissante sur Téhéran.
La communauté internationale se demande jusqu'où le régime iranien est prêt à aller pour maintenir son pouvoir face à une population mécontente. Dans une récente interview, Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah d'Iran, a exhorté les forces militaires à « se tenir aux côtés du peuple », ajoutant que la situation actuelle est insoutenable.
Ce mouvement de contestation, sans précédent depuis le décès de la jeune Kurde Mahsa Amini en 2022, semble marquer un tournant dans l'histoire du pays. Les experts s'accordent à dire que la situation pourrait évoluer rapidement, tant les tensions internes et externes sont palpables. Le monde observe avec attention ces événements tragiques qui se déroulent en Iran, un pays en lutte pour sa dignité et sa liberté.







