Les agriculteurs en colère ferment l'accès aux bâtiments de l'État en Ariège

Des actions choc pour protester contre l'abattage des animaux vaccinés en Ariège.
Les agriculteurs en colère ferment l'accès aux bâtiments de l'État en Ariège
Les agriculteurs qui soudent le portail du bâtiment. Stéphanie Leborne

Un nouveau cas de dermatose nodulaire a été identifié en Ariège, menaçant de provoquer l'abattage de 113 bovins d'une exploitation du Pays d'Olmes. Bien que la campagne de vaccination ait été récemment menée, la situation sanitaire suscite de vives inquiétudes. Le jeudi 1er janvier 2026, la Coordination rurale, soutenue par la Confédération paysanne, a orchestré des actions spectaculaires à Foix, Saint-Girons et Pamiers pour exprimer leur désaccord avec cette politique d'abattage.

Alors que les agriculteurs touchés acceptent la nécessité de cette mesure, les syndicats dénoncent une stratégie jugée injuste. Selon Gil Campan, vice-président de la Coordination rurale en Ariège, abattre des animaux déjà vaccinés est incompréhensible : "Nous sommes fermement opposés à l'abattage de tous les troupeaux vaccinés. Cela n'a pas de sens, surtout quand ces animaux ont été immunisés."

Une opération coup de poing

Face à cette annonce d'abattage, la Coordination rurale a décidé de passer à l'action. Dans la nuit du 1er janvier, près d'une centaine d'agriculteurs s'est rassemblée à Foix, perturbant l'accès à la préfecture. Ils ont déversé des débris et soudé le portail du bâtiment, marquant ainsi une intensification de leur mouvement. "On nous avait assuré qu'il n'y aurait pas de nouveaux cas en Ariège, mais cela ne fonctionne pas. Il est temps que cela s'arrête", a déclaré Kevin Audouy, éleveur à Lesparrou.

Les agriculteurs qui soudent le portail du bâtiment.
Les agriculteurs qui soudent le portail du bâtiment.

À Saint-Girons, une quinzaine de tracteurs a également bloqué l'accès à la sous-préfecture. "Nous avons rempli l'entrée avec des gravats en signe de protestation", a ajouté Gil Campan. Pendant ce temps, à Pamiers, environ cent éleveurs et une vingtaine de tracteurs ont déposé des ballots de paille devant la sous-préfecture. Ces mouvements témoignent d'une colère déjà bien ancrée dans le département.

Une réponse sanitaire inquiétante

Les syndicats critiquent une réponse sanitaire jugée aveugle, alors que de nombreux éleveurs traversent déjà une période difficile. L'ampleur de la situation fait craindre l'émergence de nouveaux foyers au fur et à mesure que la vaccination commence à porter ses fruits. Comme l'indique la Chambre d'agriculture de l'Ariège, "la situation est dramatique et nécessite des réponses adaptées".

Au regard de cette mobilisation, il est clair que ce n'est qu'un début. La Coordination rurale exhorte l'État à revoir sa stratégie sanitaire et à abandonner l'approche d'abattage généralisé, qui semble désuète à la lumière des avancées en matière de vaccination. Les agriculteurs espèrent que leur action contribuera à faire évoluer les politiques de santé animale et à protéger leur avenir.

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