Ce lundi, Gérald Darmanin convoque tous les procureurs généraux à la Chancellerie pour discuter des dysfonctionnements inacceptables des services de l'État dans l'affaire tragique de Lyhanna, cette collégienne de 11 ans retrouvée décédée dans le Gers. Ce drame a suscité une large indignation, notamment face à l'inaction des autorités, comme le souligne une plainte pour viol sur mineur classée sans suite.
Maître Jean-Louis Terriou, bâtonnier de Clermont-Ferrand, dénonce le manque de moyens affectés aux enquêtes. "Sans personnel suffisant, les affaires stagnent sur un bureau", déplore-t-il, évoquant un cas où la plainte pour viol datant d'août 2025 serait encore sans avancée, créant angoisse et frustration chez les familles des victimes.
Sylvie Sartirano, dirigeante de l'association Justice et citoyenneté 03, complète ce tableau sombre : "Des enquêteurs spécialisés existent, mais ils agissent avec les ressources qu'on leur accorde. Dans des affaires médiatisées, le travail de fond risque d'être occulté". Ceci soulève un questionnement sur l'équilibre entre la réactivité face à des affaires très en vue et le traitement des cas moins médiatisés.
Dans le cadre de l'affaire Lyhanna, une enquête administrative a été initiée dont les premiers résultats seront dévoilés bientôt. En outre, des collectifs de différentes régions de France appellent à des rassemblements ce lundi soir à 19 heures, pour protester contre l'impunité des pédocriminels.







