Des rassemblements sont programmés dans toute la France, notamment à Nancy et Épinal, ce lundi pour soutenir la mémoire de Lyhanna et dénoncer les défaillances du système judiciaire dans son dossier. La présidente de la Fondation des Femmes, Anne-Cécile Mailfert, exprime une profonde inquiétude quant au manque de ressources accordées par l'État.
150 rassemblements se tiennent devant les tribunaux à travers le pays ce lundi 8 juin. L'objectif est de faire entendre la colère de la population face à l'impunité des pédocriminels, suite à la marche blanche en hommage à Lyhanna, une jeune fille de 11 ans retrouvée morte dans le Gers. L'agresseur présumé avait déjà fait l'objet de sept signalements, incluant des accusations pour viol sur mineurs, avant de devenir le principal suspect de ce dossier.Mobilisation à Nancy pour Lyhanna : appel clair à la justice
Rassemblements pour Lyhanna : la France doit se réveiller face à l'impunité.

Les victimes face au "mur de la justice"
"Ma peine et ma colère sont immenses face à une telle tragédie. Quand une enfant est victime d’un pédocriminel déjà connu et que cela se termine ainsi, c’est inacceptable. Pourquoi n’avons-nous pas été entendus ?" s’indigne Anne-Cécile Mailfert lors d'une interview à Franceinfo. Elle souligne l’urgence d’une réaction politique face à un Président de la République qui, selon elle, ignore les réalités que les victimes vivent depuis des années. Selon Mailfert, les victimes se heurtent souvent à un mur de la justice en raison de l’insuffisance des moyens mis à disposition.
"Avec 94 % de classements sans suite, le manque d'enquêteurs et de magistrats devient alarmant. Nous devons également prioriser la prévention pour éviter de futurs crimes." appelle-t-elle, soulignant que la colère qui monte partout en France témoigne d’une prise de conscience collective. "Nous faisons face à un système politique qui protège encore trop souvent les agresseurs."
"Avec 94 % de classements sans suite, le manque d'enquêteurs et de magistrats devient alarmant. Nous devons également prioriser la prévention pour éviter de futurs crimes." appelle-t-elle, soulignant que la colère qui monte partout en France témoigne d’une prise de conscience collective. "Nous faisons face à un système politique qui protège encore trop souvent les agresseurs."






