Une onde de choc a parcouru la France suite à la découverte tragique du corps de Lyhanna, une jeune fille de 11 ans originaire du Gers. En mémoire de l’enfant et pour dénoncer les violences faites aux mineurs, une marche blanche est organisée ce lundi 7 juin dans plus de cent villes à travers le pays. Ces événements sont soutenus par la Fondation des Femmes et divers collectifs locaux.
Dans le Gard, l'association Rêvesolutions, qui accompagne les victimes de violences sexistes et sexuelles, appelle à la mobilisation. Les participants se rassembleront à 19 heures, devant le Tribunal judiciaire de Nîmes, près des arènes. Un événement similaire est prévu à Mende, en Lozère, au même moment.
Un appel à l’action pour protéger les victimes
Malika Taguelmint, vice-présidente de Rêvesolutions, affirme que cette affaire met en lumière des lacunes importantes dans le système de protection des victimes. “Souvent, quand nous intervenons, c'est après qu'il y ait eu un drame. Cela pose la question des signaux d'alerte souvent ignorés”, déclare-t-elle.
Elle évoque les antécédents du principal suspect et s'interroge : “Pourquoi fallait-il attendre une tragédie pour que les autorités réagissent ?” Cette situation n'est pas sans rappeler d'autres incidents où des enquêtes étaient déjà en cours sans action concrète. Le suspect avait même été écarté de son lycée pour des comportements inappropriés envers des mineurs, ce qui soulève des interrogations sur l'efficacité du système.
Malgré la douleur et la colère engendrées par cette affaire, Malika insiste sur le fait qu'il n'existe pas de solutions simples. “Chaque situation est unique, et parfois des drames se produisent simplement à cause d'une mauvaise rencontre”, souligne-t-elle.
La marche de ce soir n’est pas seulement un hommage à Lyhanna, mais un cri de ralliement pour inciter les autorités à agir. “Nous demandons un renforcement des mesures de protection et une réactivité accrue des décideurs”, conclut-elle, appelant à une mobilisation collective pour préserver la sécurité des enfants.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large, visant à sensibiliser le public aux violences faites aux enfants, un sujet souvent tabou mais qui nécessite une attention urgente et soutenue.







