L’un des trois agents de l’Office national des forêts (ONF), actuellement en garde à vue depuis mardi, sera présenté ce jeudi à un juge d'instruction, selon le parquet de Montpellier. Le procureur, Thierry Lescouarc’h, avait précédemment évoqué de possibles « infractions de destructions involontaires par incendie ».
Cette procédure concerne un incendie majeur qui a débuté le 5 août 2025 dans la commune de Ribaute, causant des ravages sans précédent. Notamment, près de 17 000 hectares ont été touchés, dont 11 000 hectares de forêt, et ce, en seulement quelques jours.
Un cataclysme environnemental
Les deux autres agents de l’ONF ont été libérés sans charges retenues. Le troisième agent conteste son implication, conformément aux déclarations du parquet. Il sera donc « présenté sur décision des magistrats instructeurs dans la journée » pour un interrogatoire initial.
Le sinistre a engendré une destruction massive, traversant 16 communes, faisant 36 maisons détruites et causant la mort d’une femme de 65 ans à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. Au plus fort de la crise, plus de 2 000 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour combattre les flammes sur un périmètre de 80 km. Il est maintenant reconnu comme le pire incendie survenu en France méditerranéenne au cours des cinquante dernières années, d’après la Base de données gouvernamentale des incendies de forêt, active depuis 1973.
Ce phénomène souligne l'urgence d'une réflexion sur la gestion des forêts et l'impact des catastrophes écologiques. Les experts en environnement notent que des mesures immédiates sont nécessaires pour éviter de telles tragédies à l'avenir.







