Rémos et Pathos, deux jeunes gypaètes barbus nés en captivité en Andalousie, ont été relâchés le 22 mai dernier dans les Baronnies. Cette opération est orchestrée par l'association Vautours en Baronnies, visant à accroître la population de cette espèce en danger. Franck Soulignac, président du conseil départemental de la Drôme, était présent pour ce moment significatif.
Christian Tessier, directeur de l'association, souligne : "Nous avons commencé il y a 10 ans la réintroduction des gypaètes barbus dans cette région, et nous poursuivons cette année encore. Les lâchers se font en alternance entre le Vercors et les Baronnies."
Rémos et Pathos, qui vont bientôt prendre leur envol, sont installés sur une vire accessible pour leur nourrissage. "Nous apportons leur nourriture la nuit pour limiter tout contact humain, pour qu'ils se sentent comme s'ils étaient nés ici," explique Tessier.
Une espèce très menacée
Les gypaètes barbus sont essentiels au patrimoine naturel français. "Ils ont presque disparu à cause de l'activité humaine, il est donc crucial de corriger ces erreurs passées," déclare Tessier. Cette réintroduction représente un effort prometteur pour encourager la reproduction de l’espèce.
Actuellement, cette espèce bénéficie d'un plan national d'action, mais elle reste sous forte menace. "On estime qu'il existe environ 150 couples dans les Pyrénées et une quarantaine dans les Alpes françaises," explique un expert de l'ornithologie, Jean-Louis Richard, pour Le Monde. Dans la Drôme, deux couples de gypaètes barbus se reproduisent dans le Vercors, avec une excellente nouvelle cette année : chaque couple a un poussin.
La réintroduction de Rémos et Pathos se fait également sous le parrainage de Franck Soulignac et la marraine Marie Amiguet, connue pour son travail documentariste, notamment dans le film La Panthère des neiges.
Carolina Isabelle, biologiste aviaire interrogée par France Info, conclut : "Chaque nouveau individu relâché est une promesse pour l'avenir de l'espèce et un symbole de résilience."







