Le projet audacieux de redécouverte du fleuve Vilaine au centre de Rennes entre dans sa phase finale, marquée par l'extraction des derniers morceaux d'une dalle de béton autrefois stationnement. Ce chantier ambitieux, annoncé par la maire Nathalie Appéré, transforme un espace autrefois dédié aux véhicules en un véritable îlot de fraîcheur.
Lors d'une récente visite de chantier ouverte à la presse, Mme Appéré a souligné l'objectif environnemental et esthétique de cette initiative. "Nous souhaitons non seulement embellir notre ville, mais aussi répondre aux enjeux climatiques actuels," a-t-elle déclaré.
Le processus de démolition, sous le regard attentif de journalistes et de passionnés, a révélé l'un des derniers vestiges d'une époque automobile dominée. Une pelle mécanique, installée sur une barge, a méthodiquement déconstruit les kiosques du vieux parking, achevant ainsi le « grignotage » de la dalle.
Construit en 1963 pour faire face à l'essor du transport automobile, cette infrastructure recouvrait une surface de 6.600 m² sur 270 mètres de la Vilaine. Au total, pas moins de 6.000 tonnes de béton et 1.000 tonnes de bitume ont été extraites par voie fluviale, selon des chiffres partagés par la ville.
Une fois la démolition achevée, des travaux s'étaleront jusqu'en 2028. Ils permettront la construction de passerelles, de pontons et d'un aménagement paysager comprenant 200 arbres, avec pour ambition de recréer une atmosphère apaisante en plein cœur de la capitale bretonne.
Face au changement climatique, Mme Appéré a évoqué les prévisions inquiétantes pour la région de Rennes, qui pourrait voir son climat évoluer vers celui de Toulouse d'ici 2050. Dans ce contexte, l'urbanisme devient un levier crucial pour construire des cités plus durables.
Un habitant ravi, Gilles Philippart, 50 ans, exprime son enthousiasme : "Je suis impatient de profiter de ma nouvelle vue sur la rivière, c'était plutôt désolant d'observer un parking auparavant." Cela reflète l'avis partagé par de nombreux riverains, qui voient d'un bon œil cette revitalisation urbaine.
Le budget total engagé pour ce projet s'élève à 29 millions d'euros, financé par la ville et la métropole de Rennes. À l'échelle internationale, d'autres villes comme Séoul, Utrecht, et même Quimper ont également lancé des initiatives similaires pour redynamiser leurs cours d'eau.







