La cour d'appel de Montpellier a confirmé que le dossier de Mohamed Gabsi, décédé suite à un contrôle de police, sera traité par un tribunal correctionnel. Le cas est considéré comme un homicide involontaire, plutôt que des violences volontaires ayant entraîné la mort. Cette décision a été annoncée le 7 mai, soulignant la distinction cruciale dans la qualification des faits.
Mohamed Gabsi, un père de famille de 33 ans, a trouvé la mort en 2020 après avoir été interpellé alors qu'il était en sortie pour acheter des cigarettes pendant le confinement. Selon les rapports, les policiers municipaux l’ont appréhendé et l’ont transporté menotté, un agent se serait assis sur lui, ce qui a conduit à son arrivée inconsciente au commissariat, où il est décédé quelques heures plus tard.
Un tournant important pour le dossier
La démarche de la famille, qui demandait une requalification des faits en violences volontaires, a été rejetée, et un seul policier sera renvoyé devant la justice. Cette décision a suscité des manifestations par des proches de Gabsi, qui espéraient un changement significatif dans le traitement de cette affaire. Selon Me Florian Medico, l'avocat du policier impliqué, "les faits reprochés sont fondamentalement différents, cela change la nature de la faute".
En revanche, les proches de Mohamed Gabsi se sont montrés déçus. Un avocat des parties civiles a déclaré : "Expliquer à la famille qu'une fracture du larynx peut être considéré comme une simple négligence est difficile. Ils avaient des attentes élevées, au vu des constatations médicales". Il n’exclut pas de faire appel à une cour de cassation dans les jours à venir, alors que la famille cherche encore des réponses à cette tragédie.







