Le pape Léon XIV a récemment surpris le monde en nommant Evelio Menjivar-Ayala, ancien sans-papiers, évêque de Virginie-Occidentale, le 1er mai 2026. Cette décision audacieuse prend place dans un climat de tensions entre le souverain pontife et le Président américain Donald Trump, qui ne partage pas les mêmes valeurs sur l'immigration.
Evelio Menjivar-Ayala, 56 ans, est désormais l'évêque du diocèse de Wheeling-Charleston, après avoir exercé en tant qu'évêque auxiliaire à Washington. Le Vatican a confirmé cette nomination, qui témoigne d'une volonté claire de soutenir les droits des migrants.
Un défi à la politique migratoire de Trump
Né au Salvador, Menjivar-Ayala a quitté son pays en 1990, fuyant la pauvreté et la guerre civile. Selon des informations du diocèse de Washington, il a réussi à entrer aux États-Unis après avoir versé un pot-de-vin alors qu'il était retenu au Mexique. Son ordination en tant que prêtre remonte à 2004.
Ce choix de nommer Evelio Menjivar-Ayala comme évêque peut être perçu comme une défiance directe à la politique anti-immigration de Trump. Le pape a d'ailleurs critiqué ces mesures, qualifiant la situation des migrants d'"extrêmement irrespectueuse" et appelant à "traiter les gens avec humanité".
Le contexte actuel est particulièrement délicat, comme l'a signalé France 24, où des tensions persistent entre l'Église catholique et l'administration Trump. Ce dernier a déjà qualifié le pontife de "faible" en raison de ses positions. Chaque geste du pape, notamment celui-ci, semble donc relever d'un combat pour les valeurs humanistes que défend l'Église face à des politiques répressives.
Les communautés catholiques et les défenseurs des droits des migrants saluent cette nomination comme un souffle d'espoir. Comme le souligne le sociologue des migrations, Pierre Ziegler de l'Université de Bordeaux, "L'ascension d'Evelio est un puissant rappel de la résilience des migrants et de la nécessité de leur apporter un soutien inconditionnel".







