Les pompiers néerlandais sont en première ligne pour lutter contre plusieurs feux de végétation qui se propagent rapidement, particulièrement sur des sites militaires. En réponse à la situation critique, la France a envoyé une quarantaine de pompiers, tandis que l'Allemagne a également renforcé les efforts d'extinction.
À l'est des Pays-Bas, un incendie sur un champ de tir d'artillerie à 't Harde, déclenché mercredi, nécessite des opérations d'extinction intensifiées. En outre, de nouveaux feux se sont déclarés dans d'autres provinces, brûlant près de 65 hectares à proximité d'Oirschot et 70 hectares près de Weert, selon le média NOS.
Le déploiement des secours européens
Face à cette situation alarmante, la France et l'Allemagne ont répondu immédiatement à une demande d'assistance via le mécanisme de réponse de Sécurité civile de l'Union européenne. Le ministre de l'Intérieur français, Laurent Nunez, a annoncé via un post sur les réseaux sociaux l'envoi de 41 agents de sécurité civile et de 10 véhicules pour soutenir les équipes néerlandaises, dont les ressources atteignaient leurs limites.
« Un détachement de 41 membres du 1er régiment d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile de Nogent-le-Rotrou est déjà sur place pour aider aux opérations », a-t-il ajouté. Les équipes sont déployées dans le secteur sud-est d'Eindhoven.
De son côté, l'Allemagne a envoyé un total de 67 pompiers ainsi que 21 véhicules pour contribuer à l'effort de lutte contre les flammes.
Enquêtes et perspectives climatiques
Un porte-parole de la maréchaussée royale a confirmé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les causes de ces incendies, notamment pour vérifier s'il existe un lien avec les activités militaires. « L’enquête vise à établir des liens possibles entre les opérations sur le terrain militaire et le déclenchement des feux», a précisé le commandant Mike Hofman.
Le secrétaire d'État à la Défense, Derk Boswijk, a également évoqué des préoccupations concernant l'adéquation des protocoles de sécurité face aux périodes de sécheresse prolongées. « Nous devons nous assurer que nos protocoles restent appropriés aux défis actuels », a-t-il déclaré lors d'une interview sur la chaîne publique NPO.







