Adrien Chapon, actuel maire de Saint-Paul, conteste les chiffres avancés par Isabelle Fardoux-Jouve, candidate pour les élections municipales de 2026 avec sa liste "Réunis pour Saint-Paul". Lors d'une récente déclaration, il a souligné : "En tant que maire en exercice, je ne peux pas laisser raconter des salades pareilles", en réponse à l'évaluation d'une dette de 1 500 € par habitant. Le maire précise que la dette, à la clôture du compte administratif 2024, se chiffre plutôt à 104 000 €, soit environ 329 € par habitant (selon Midi Libre du 5 février).
Une bataille de chiffres à l’approche des municipales
Dans une atmosphère électorale tendue, le maire insiste sur le fait qu'il a collaboré avec son adjointe aux finances pour vérifier ces chiffres. "Nous ne savons pas d'où ils sortent, peut-être ont-ils oublié que l'an dernier, nous avons éteint un crédit de 160 000 € et régularisé une écriture de 120 000 € suite à un transfert de compétences", a-t-il ajouté. Sur un plan politique, Adrien Chapon admet qu'il n'a "aucune animosité contre qui que ce soit, c'est le job", mais critique la façon dont cette question a été abordée : "Ils auraient pu, plutôt, attaquer la variabilité de notre capacité de financement. Nous avons des chiffres à l'apparence défavorable parce que nous mettons en œuvre des projets ambitieux, mais bien financés". Il souligne que ces choix expliquent les fluctuations de la trésorerie, mais démontre également une démarche dynamique pour l'avenir de la commune.
En effet, bien que de nouveaux emprunts soient à prévoir pour relancer les investissements et ce qui pourrait donc augmenter la dette par habitant, cela n'affectera pas la ligne politique de l'équipe municipale arrivée en 2020. "À cette époque, nous avons constaté un budget en suréquilibre d’environ 450 000 €. Plutôt que de dépenser cet excédent, nous l'avons utilisé comme levier pour obtenir davantage de subventions, évitant ainsi des dépenses superflues", a-t-il précisé.







