l'essentiel
Lors d'un déplacement à Agde dans l'Hérault, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a laissé entendre qu'il pourrait envisager des alliances pour le second tour des élections municipales, dans le but de contrer ''l'extrême gauche''.
''Nous n’excluons rien par principe'', a affirmé Bardella. Ce discours a eu lieu dans le cadre d'une campagne active pour les élections municipales. En s'exprimant sur BFMTV, il a précisé que le Rassemblement national vise à maximiser son soutien lors du premier tour.
''La priorité, c'est que les Français et les patriotes soutiennent les listes du RN avec la plus grande force possible dès le premier tour'', a-t-il ajouté.
En ce qui concerne le second tour, Bardella a déclaré qu'il n'hésiterait pas à former ''des listes d’union'' ou de ''rassemblement'' si la victoire de l'extrême gauche dans une mairie était en jeu. ''Nous analyserons chaque situation individuellement'', a-t-il précisé, indiquant qu'il serait sensible aux candidats prêts à discuter de sujets tels que la sécurité, la gestion des finances publiques, et la préservation des traditions et de l'identité nationale.
Ce déplacement à Agde, qui fait partie de sa première tournée sur le thème des élections municipales, a également été l'occasion pour lui de réitérer son soutien à Marine Le Pen, la leader historique du parti.
Lorsqu'il a été questionné sur ses ambitions présidentielles au cas où Marine Le Pen serait empêchée par la justice, Bardella a évité de se positionner et a déclaré ne pas vouloir ''se projeter dans cette hypothèse''.
Cette ouverture du RN envers des alliances stratégiques au niveau local peut changer la dynamique du paysage politique français, surtout face à une montée perçue des mouvements de gauche. Des experts interrogés, comme ceux du Monde, estiment que cela témoigne d'une volonté d'élargir leur base électorale face aux défis à venir.







