Après le succès de « Un été avec Rimbaud » en 2020, Sylvain Tesson fait son retour chaque matin sur France Inter avec « Un été avec Nietzsche ». Ce nouveau rendez-vous matinal attire notre attention en cette période de café et tartines, mais amène également son lot de questionnements.
Comme pour Rimbaud, Tesson nous plonge dans une narration mêlant sa propre expérience et la philosophie du grand penseur allemand. La date choisie pour évoquer Nietzsche, jour anniversaire de la Révolution, n’est pas anodine : elle souligne l’importance de la morale dans la pensée de ce dernier. Contrairement à la réputation entachée par son utilisation par les nazis, notamment grâce à la trahison de sa sœur, Tesson met en lumière une autre facette de Nietzsche, un auteur qui prônait deux morales bien distinctes.
Pour lui, la morale des forts se distingue de celle des faibles, une dichotomie qui suscite immédiatement une interrogation : comment se positionne Tesson dans ce débat ? Selon l'auteur, la morale des faibles pourrait bien s'épanouir dans la rancœur des opprimés, trouvant écho dans des mouvements tels que le christianisme ou le socialisme. Ce rappel, loin d'être anodin, incite à réfléchir sur le positionnement intellectuel et moral de notre société actuelle.
En interrogeant ces questions profondes, Tesson attire non seulement l'attention sur la pertinence des idées de Nietzsche dans notre époque, mais aussi sur le fait que notre éducation et nos valeurs pourraient bénéficier d’une telle réflexion critique. Comme l'indique donc le chroniqueur de France Inter, s'interroger sur la façon dont la morale influence notre vision du monde aujourd'hui est plus que jamais nécessaire.







