Washington et Téhéran multiplient les frappes, chaque camp intensifiant ses attaques. Selon des sources militaires, les États-Unis ont bombardé des "dizaines de cibles" en Iran, tandis que Téhéran a annoncé des frappes contre des bases militaires américaines en Jordanie, à Bahreïn, et au Koweït, posant un sérieux défi à l'accord de cessez-le-feu intérimaire établit récemment.
La presse internationale souligne que la violence a augmenté, avec des rapports du The Wall Street Journal notant que les représailles se sont intensifiées au cours du week-end. Les bombardements ont visé des infrastructures militaires irakiennes, avec des déclarations du commandement central des forces américaines (Centcom) affirmant que ces opérations avaient pour but de "dégrader la capacité de l’Iran à attaquer des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz".
De son côté, le journaliste d'Al Jazeera, Tohid Asadi, a rapporté que les États-Unis ont concentré leurs frappes sur des villes stratégiques le long du détroit d'Ormuz, avec des frappes signalées dans des zones comme Bandar Abbas et l’île Qeshm. Les explosions dans ces régions ont inquiété les observateurs, comme l'a noté un commentateur de l'AFP, qui a mis en lumière l'importance géopolitique de ce corridor maritime.
Des médias d'État iraniens ont également signalé que des sites militaires américains avaient été ciblés au-delà du détroit, avec des frappes à Khondab, où se situe une installation de production d'eau lourde. Ce développement souligne les enjeux liés au programme nucléaire de l'Iran. Des témoins ont rapporté des dégâts à la station de pompage de la ville de Mahchahr, entraînant la mort d’un civisme et des blessés, d’après des déclarations d'Irna.
Déclarations contradictoires sur le statut du détroit d’Ormuz
Les analystes mettent en avant que la reprise des hostilités remet en cause l'accord précédent établi entre les deux nations. Un article du The Guardian aborde cette question, notant que Téhéran a fermement condamné ces frappes, accusant Washington de nuisances systématiques aux efforts de paix.
Cependant, la lutte pour le contrôle du détroit d'Ormuz, un passage vital pour le transport d'énergie, a pris une tournure explosive. Le président américain, Donald Trump, a démenti les affirmations d'une fermeture du détroit lors d'une interview, affirmant que "le détroit est ouvert".
Les pays du Golfe ciblés
Les pays du Golfe restent en première ligne des tensions. Selon USA Today, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des attaques contre plusieurs bases militaires utilisées par les forces américaines dans la région, avec des frappes rapportées à des installations en Jordanie, à Bahreïn, et au Koweït. Cette situation constitue une menace prégnante pour la sécurité régionale et souligne l'évolution des conflits armés dans un contexte de rivalité diplomatique accrue.







