Dans une interview accordée au Journal du dimanche, Marine Le Pen a déclaré que penser que les enjeux judiciaires pouvaient nuire à sa candidature pour les élections présidentielles de 2027 est "irréaliste". Elle a ajouté que certains de ses adversaires souhaiteraient détourner la campagne vers des considérations judiciaires plutôt que de discuter de sujets de fond.
Celle-ci assure : "Moi, je veux qu'elle soit démocratique et je ne laisserai personne confisquer cette présidentielle aux Français".
Je suis présumée innocente
Interrogée sur les répercussions potentielles d'un rejet de sa demande par la Cour de cassation avant le premier tour prévu le 18 avril, elle a répliqué : "Je suis éligible, je suis candidate, je suis présumée innocente". Marine Le Pen a précisé que les inquiétudes concernant une incertitude judiciaire devraient être écartées, les magistrats français ayant levé ces doutes depuis le 7 juillet.
La Cour de cassation a cependant annoncé qu'elle tenterait de rendre sa décision avant le 1er avril 2027, sans garantir que ceci soit réalisable.
En effet, Marine Le Pen entretient une position forte dans les sondages, comme le révèlent plusieurs études publiées récemment. Lors de son entretien, elle a mis en avant sa volonté de réorienter le discours politique vers les problèmes essentiels, déclarant : "Ce n'est pas un hasard si mes adversaires cherchent à déplacer le débat. Ils souhaitent éviter toute discussion sur leur bilan et leurs projets".
Elle a également commenté sa relation avec Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, signalant que, si elle avait été empêchée de se présenter, il aurait été son remplaçant. "Il a été écrit énormément de sottises sur ce sujet", a-t-elle souligné, faisant l'éloge du "binôme clair et solide" qu'ils forment ensemble.







