Explorez les simili-carnés, les alternatives végétales qui gagnent en popularité.
Le 17 mai dernier, Happyvore a ouvert les portes de sa nouvelle usine dans le Loiret, attirant journalistes, politiques et élus locaux. Cette entreprise française se spécialise dans la création de produits végétaux imitant la viande, réunis sous le terme "simili-carnés". À côté d'Happyvore, d'autres marques françaises comme Hari & Co, Kokiriki et La Vie, ainsi que des leaders internationaux tels que Herta et Beyond Meat, émergent sur ce marché florissant.
Zoom sur les ingrédients
Les simili-carnés sont principalement composés de céréales telles que le riz, le blé ou le quinoa, ainsi que de légumineuses comme les pois et le soja, offrant un bon apport en protéines. Toutefois, des additifs tels que des arômes, des conservateurs et même des isolats de protéines peuvent également figurer dans leur composition, soulevant des questions sur leur degré de transformation.
Un apport écologique et éthique
Ces produits visent à attirer les consommateurs désireux de réduire leur consommation de viande pour des raisons écologiques, de santé ou de bien-être animal. Comme l’indiquent les fondateurs d’HappyVore, l’objectif est d’offrir une expérience gustative agréable tout en respectant un mode de vie plus végétal. Ces alternatives cherchent à séduire une clientèle diversifiée, incluant à la fois des végétariens et des omnivores.
Terminologie : pourquoi le terme viande ?
En 2020, une législation a tenté d'interdire l'utilisation du terme "viande" pour ces produits d'origine végétale. Cependant, le Conseil d'État a permis leur maintien. Des appellations comme "steaks" ou "saucisses" végétales aident les consommateurs à se repérer dans une gastronomie traditionnelle. Des témoignages d'anciens végétariens évoquent leur plaisir retrouvé grâce à ces options végétales, évoquant des souvenirs d’enfance gastronomiques.
Les alternatives maritimes véganes
Les produits de la mer sont également revisités, avec des créations telles que du "thon" ou des "crevettes" vegan, utilisant des ingrédients comme les algues et les légumineuses.
Quelle valeur nutritionnelle ?
Anaïs Minet, diététicienne, souligne que les produits industriels, souvent très transformés, ne doivent pas occulter l'importance d'une alimentation naturelle. Elle recommande de privilégier les ingrédients bruts et d'explorer des recettes mettant en avant les légumes, inspirées de diverses cuisines du monde.
Impact écologique des simili-carnés
La question se pose : est-il préférable de consommer une viande de qualité en petites quantités ou des alternatives végétales produites industriellement ? Si ces dernières peuvent aider à réduire la consommation de viande industrielle, elles doivent être intégrées dans une alimentation variée et équilibrée, qu’elle soit végétarienne, végane ou omnivore.







