Dans un contexte de tensions croissantes, Paris a annoncé la convocation de l'ambassadeur de Russie dans les prochains jours. Cette décision fait suite à une vaste campagne de cyberattaques menée par Moscou, visant non seulement la France mais aussi une dizaine d'autres pays européens.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a précisé que cette initiative s'accompagnera de sanctions ciblant neuf individus et quatre entités liées à ces actes de cybercriminalité, orchestrés par le FSB, le service de sécurité fédéral russe. Les récentes déclarations de Barrot sur BFMTV/RMC soulignent l'importance de cette réponse donnée à l'intensification des menaces.
Parmi les objectifs de ces sanctions figurent un groupe qui a récemment menacé la sécurité des Jeux olympiques d'été de Paris 2024. Les initiatives de sanction ne se limitent pas à la seule France, puisque le Royaume-Uni et l'Union européenne ont également annoncé des mesures similaires.
En effet, le Royaume-Uni a ajouté 24 individus et entités à sa liste de sanctions, tandis que l'Union européenne a pris des mesures contre 13 cibles spécifiques, incluant des membres du renseignement militaire russe (GRU).
Les cyberattaques, qui ont ciblé divers ministères et infrastructures, ont pour objectif de voler des informations ou de perturber les services. Barrot a souligné le cas de la Pologne, où des infrastructures ferroviaires ont été affectées. La France, pour sa part, a considérablement renforcé ses défenses face à de telles menaces.
Les actions cybernétiques de la Russie, qui se sont intensifiées ces dernières années, semblent viser de manière systématique l'Ukraine et ses alliés, utilisant une variété d'acteurs, y compris des groupes de hackers présents sur le net.
Le ministre a spécifiquement mentionné le mode opératoire dénommé 'Turla', qui est associé à l'unité 61240 du FSB, et qui est impliqué dans des attaques contre la France. Ce groupe a, par le passé, visé des comptes emails du ministère des Armées et le réseau de la diplomatie française.
D'après les informations communiquées, un institut de recherche travaillant avec l'industrie de la défense française a également subi une cyberattaque en février 2025, résultant en l'extraction significative de données.
Barrot a affirmé que grâce aux dispositifs mis en place par Viginum et l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), la France est aujourd'hui dotée de l'une des capabilities les plus avancées en matière de protection contre les agressions hybrides venues de Russie.







